Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, est arrivé à New York pour diriger la délégation du Royaume à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’ouvre sur fond de crises internationales et de tensions diplomatiques mondiales.
Les dirigeants de la planète se retrouvent dans une période particulièrement agitée, tandis que s’ouvre à New York la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Cette édition se déroule sous le thème de la restauration de la confiance et de la gestion de la transformation pour des Nations unies qui répondent aux besoins de tous, alors que l’organisation internationale fondée en 1945 rassemble désormais 193 États membres.
La délégation saoudienne et ses priorités diplomatiques à New York
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, est arrivé à New York pour mener la délégation de son pays, comme l’a rapporté l’agence de presse saoudienne SPA. L’équipe diplomatique saoudienne comprend plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles l’ambassadrice saoudienne aux États-Unis, la princesse Reema bint Bandar, ainsi que le ministre d’État aux Affaires étrangères Adel Al-Jubeir et le superviseur général du Centre d’aide humanitaire et de secours King Salman, le Dr Abdullah Al-Rabeeah.

La participation de Riyad à cette session illustre son attachement à la coopération internationale et à l’action multilatérale. Au cours de son séjour, la délégation prévoit de multiplier les entretiens bilatéraux avec les représentants de pays alliés et d’organisations internationales pour aborder les dossiers inscrits à l’agenda de l’Assemblée et examiner les voies permettant de consolider la sécurité régionale et mondiale, selon les précisions apportées par la presse saoudienne.
L’administration américaine accorde des visas sous conditions à la délégation iranienne
L’actualité diplomatique new-yorkaise est également marquée par la décision de l’administration américaine d’autoriser la venue d’une délégation iranienne menée par le président Masoud Pezeshkian et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Cette autorisation intervient après plus de six mois de conflit ouvert entre Washington et Téhéran, et alors qu’aucun accord ne se dessine pour rouvrir le détroit d’Ormuz ou ranimer les discussions sur le dossier nucléaire.

En vertu de ses obligations de pays hôte du siège de l’ONU, le département d’État américain a validé les visas de la délégation principale, tout en leur imposant des restrictions sévères. Selon les informations relayées par l’Associated Press, ces mesures interdisent aux membres de la mission iranienne d’acquérir des produits de luxe ou de fréquenter des enseignes de vente en gros telles que Costco et Sam’s Club.
Tommy Pigott, porte-parole du département d’État, a indiqué via Associated Press que tandis que les Iraniens ordinaires subissent une répression brutale, des pénuries d’eau et d’électricité ainsi qu’une inflation galopante, les responsables du régime souhaitent faire des virées shopping à New York.
Le refus opposé à la présidence palestinienne et les discussions sur l’intelligence artificielle
À l’inverse, l’exécutif américain a opposé un refus à la délivrance de visas au président palestinien Mahmoud Abbas et à sa suite. Cette décision procède de la volonté de Washington de pénaliser l’Autorité palestinienne pour ses initiatives auprès de la Cour pénale internationale et de la Cour internationale de justice. Face à cette interdiction de déplacement, l’Assemblée générale a voté l’autorisation pour le dirigeant palestinien de s’exprimer par visioconférence pour la deuxième année consécutive.
Parallèlement aux crises géographiques qui fracturent le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est, le secrétaire général de l’ONU António Guterres a insisté sur l’urgence d’encadrer l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle. Il a exhorté les nations en pointe dans ce domaine à dialoguer pour fixer des garde-forts communs, estimant que la vitesse de développement de ces technologies dépasse la compréhension des risques associés.