Une étude publiée dans Communications Psychology met en lumière l’écart persistant entre les croyances du grand public et la réalité scientifique concernant l’évolution des traits de personnalité au fil du temps.
Une croyance persistante veut que les traits de personnalité soient plus ou moins figés au cours de l’existence. Pourtant, une étude récente vient contredire une nouvelle fois cette vision traditionnelle, selon un article publié le 20 septembre 2026 par le média Lesoir.
L’illusion de la permanence face aux faits mesurés
À la question de savoir si l’on possède la même personnalité à 20, 40 ou 70 ans, le grand public a plutôt tendance à répondre par l’affirmative.
De nombreuses personnes restent convaincues que des aspects tels que la curiosité, la rigueur, l’empathie ou encore l’anxiété constituent des éléments relativement fixes de l’individu, d’après les observations rapportées par Lesoir.
La malléabilité des traits mise en avant par la recherche
À l’inverse, le monde scientifique sait depuis un certain nombre d’années que la réalité est tout autre.

Les recherches démontrent que les traits de personnalité s’avèrent davantage malléables
et qu’ils évoluent bel et bien avec le temps.
Le décalage documenté par Communications Psychology
Une étude parue il y a quelques semaines dans la revue Communications Psychology met en relief cet écart de perception. Interrogé par le journal, Olivier Klein, professeur de psychologie sociale à l’ULB et coditulaire du cours personnalité et différences individuelles
, souligne l’apport de ces travaux.
L’un des intérêts de celle-ci, c’est effectivement de pointer une représentation sociale et puis de comparer cette dernière à la réalité. Et, comme c’est régulièrement le cas, on s’aperçoit en fin de compte que les deux ne coïncident pas.
Olivier Klein, professeur de psychologie sociale à l’ULB