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Le rapport sur l’énergie : le bingo sur les sanctions pétrolières

Les prix du pétrole ont connu une journée en montagnes russes, influencés par les espoirs – et les doutes – concernant de possibles négociations de paix entre la Russie et l'Ukraine. L'incertitude plane également sur la politique monétaire…

Le rapport sur l’énergie : le bingo sur les sanctions pétrolières

Les prix du pétrole ont connu une journée en montagnes russes, influencés par les espoirs – et les doutes – concernant de possibles négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine. L’incertitude plane également sur la politique monétaire américaine, ajoutant à la volatilité des marchés.

L’optimisme initial, qui a entraîné une baisse des prix du pétrole, est né de signes laissant entrevoir un possible accord de paix. Des sources indiquent que l’administration Trump exercerait une pression sur la Russie pour qu’elle revienne à la table des négociations, tandis que des raffineurs indiens ont cessé d’acheter du pétrole russe et que la Chine a ralenti ses achats. On estime qu’une levée des sanctions pourrait libérer 48 millions de barils de pétrole russe actuellement bloqués en mer.

Cependant, la perspective d’un accord est loin d’être assurée. L’Ukraine semble réticente à accepter rapidement les propositions de l’administration Trump, qui incluent des concessions majeures et des garanties de sécurité similaires à celles offertes par l’OTAN. L’administration américaine aurait même menacé de réduire son aide militaire à l’Ukraine si elle ne répondait pas rapidement à un projet de proposition en 28 points.

Les principaux alliés européens de l’Ukraine, notamment l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, se sont rangés du côté de Kiev, rejetant les éléments clés du plan de paix proposé. Le chancelier allemand Merz, le président français Macron et le chef de l’opposition britannique Keir Starmer auraient assuré au président Zelensky que l’Ukraine devait pouvoir se défendre et que toute négociation de paix devait se baser sur la ligne de front actuelle.

Par ailleurs, les prix du pétrole ont également été affectés par les incertitudes entourant la Réserve fédérale américaine (Fed). Les commentaires de John C. Williams, de la Fed, ont accru les chances d’une baisse des taux d’intérêt en décembre à plus de 50 %, selon les contrats à terme Fed Fund. Il a souligné que les risques de ralentissement de l’emploi s’étaient accrus, rendant crucial pour la Fed d’atteindre son objectif d’inflation sans compromettre l’emploi.

Williams a également noté que le marché du travail actuel ressemble aux conditions pré-pandémiques – stable mais pas surchauffé – et que la croissance économique et l’emploi ralentissent progressivement. Il a ajouté que, bien que les droits de douane aient contribué à la hausse des prix, ils ne devraient pas entraîner une inflation prolongée.

En ce qui concerne le gaz naturel, les prix ont baissé hier suite à un rapport indiquant un retrait des stocks inférieur aux attentes. Cependant, la forte demande et la possibilité d’un temps froid en Europe et aux États-Unis pourraient soutenir les prix en cas de repli. Les stocks de gaz naturel s’élevaient à 3 946 milliards de pieds cubes (environ 111,4 milliards de mètres cubes) au vendredi 14 novembre 2025, en légère baisse de 14 milliards de pieds cubes (environ 3,9 milliards de mètres cubes) par rapport à la semaine précédente. Ils restent toutefois supérieurs à la moyenne des cinq dernières années.

À ce stade, l’évolution des négociations entre la Russie et l’Ukraine reste incertaine. Les traders devraient donc s’attendre à une volatilité persistante sur les marchés de l’énergie.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.