Un satellite d’observation de la Terre développé conjointement par la NASA et l’ISRO (l’agence spatiale indienne) a transmis ses premières images radar, ouvrant la voie à une nouvelle ère de surveillance environnementale et de réponse aux catastrophes naturelles. Ces clichés, d’une précision remarquable, révèlent des détails inédits sur les forêts, les zones humides et les paysages urbains à travers le monde.
Les premières images, capturées les 21 et 23 août, illustrent les capacités exceptionnelles du satellite NISAR (NASA-ISRO Synthetic Aperture Radar). L’île du Mount Desert, dans le Maine, apparaît ainsi avec une clarté saisissante : les forêts sont représentées en vert, les surfaces dures comme les bâtiments et les sols nus en magenta, et la ville de Bar Harbor se distingue clairement.
Une autre image, prise le 23 août au-dessus de la région de Forest River, dans le Dakota du Nord, met en évidence les zones humides et les forêts le long du cours d’eau. On y observe également des parcelles circulaires et rectangulaires, indiquant la présence de terres agricoles irriguées, cultivées notamment avec du maïs et du soja. Le satellite est capable de différencier les champs en jachère des cultures actives.
Ce qui rend NISAR particulièrement performant, c’est son système radar double. Il combine la bande L de la NASA avec la bande S de l’ISRO, permettant une analyse complète de la surface terrestre. Sa haute résolution, capable de distinguer des éléments de seulement 5 mètres, et sa couverture globale, avec un passage au-dessus de la Terre tous les 12 jours depuis une altitude de 747 kilomètres, en font un outil précieux pour de nombreuses applications.
NISAR sera utilisé pour améliorer la réponse aux catastrophes naturelles (glissements de terrain, inondations, tremblements de terre), surveiller l’agriculture et la sécurité alimentaire, suivre les changements climatiques et l’évolution des écosystèmes, ainsi que pour optimiser l’aménagement du territoire et la planification urbaine. Les opérations scientifiques débuteront en novembre 2025, et les experts estiment que ce satellite révolutionnera l’observation de la Terre et la surveillance environnementale.