Le secteur suisse de la santé publique a proposé six nouvelles mesures concrètes pour freiner la hausse constante des coûts médicaux.
La cinquième table ronde sur les coûts de la santé à Berne
La ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider a réuni les acteurs du secteur à Berne pour cette cinquième table ronde. Contrairement aux discussions précédentes qui avaient parfois patiné sur des sujets complexes comme la rémunération des médecins spécialistes, cette session a privilégié le consensus.
Nous avons constaté que les avis n’étaient pas consensuels sur ce point. Nous avons constaté que la question restait ouverte entre les différents partenaires institutionnels.
La ministre a déclaré : Alors, au lieu de parler pendant des heures sans arriver à quoi que ce soit, nous avons agi là où il y a consensus.
Les six mesures axées sur la transparence et le secteur ambulatoire
Parmi ces dispositions, l’une des initiatives majeures cherche à rendre le prix des dispositifs médicaux plus transparent. Le plan dévoilé par les autorités et les professionnels de la santé s’articule autour de six axes précis pour endiguer la progression des coûts.
Une autre mesure phare encourage le recours aux soins ambulatoires, structurellement moins onéreux que les séjours hospitaliers de type stationnaire.
Deux organisations distinctes recevront le mandat d’évaluer les tarifs ambulatoires à grande échelle sur une période déterminée pour piloter ce basculement vers des traitements moins lourds. Ce dispositif permettra aux cantons de suivre avec précision l’évolution des prix lors du passage des patients des structures hospitalières traditionnelles vers la médecine ambulatoire.
Des réformes pragmatiques sans chiffrage précis des économies
Le gouvernement qualifie ces nouvelles décisions de pragmatiques. Ces deux exemples sont très pragmatiques et mettent aucunement en danger la sécurité des patients ou la qualité des prestations
, a affirmé Mme Baume-Schneider, selon les informations relayées par le portail d’actualités Bluewin.
La conseillère fédérale s’est par ailleurs félicitée. La conseillère fédérale s’est par ailleurs félicitée de l’orientation systémique prise par ces décisions.
Ces décisions viennent compléter une série de douze mesures déjà adoptées à l’issue des premières tables rondes.
Aucun chiffre officiel n’a toutefois été avancé concernant le potentiel d’économie exact de ce nouveau train de réformes. Les autorités estiment néanmoins que si ces mesures déploient pleinement leurs effets, les gains financiers générés devraient dépasser ceux attendus du premier catalogue de décisions.
Le rôle du Parlement dans la concrétisation des réformes
Les propositions formulées par les assureurs, les hôpitaux et les autorités doivent désormais suivre la voie législative habituelle, la table ronde ne disposant d’aucun pouvoir exécutif propre.
Les mesures concrètes sont ainsi transmises au Parlement pour y être examinées. Les mesures concrètes sont ainsi transmises au Parlement pour y être traduites en textes de loi.
Les cantons disposent d’outils accrus pour surveiller la maîtrise des dépenses sur le terrain, tandis que ce processus législatif se déroule.