Publié le 2025-12-06 21:08:00. Le télescope spatial Hubble a capturé des images d’une précision inédite de la comète interstellaire 3I/Atlas, révélant des détails cruciaux sur sa composition et son activité alors qu’elle traverse notre système solaire.
- Hubble a permis de distinguer le noyau de la comète, d’observer la formation de sa coma et d’enregistrer les jets de gaz et de poussière qu’elle émet.
- L’analyse de ces données offre des informations précieuses sur la composition de la comète et son comportement à mesure qu’elle s’approche du Soleil.
- 3I/Atlas, seulement le troisième objet interstellaire détecté, offrira une occasion unique d’étudier un corps venu d’un autre système stellaire.
Grâce à sa capacité à observer au-delà des turbulences de l’atmosphère terrestre, le télescope spatial Hubble a réussi à photographier avec une clarté exceptionnelle la comète 3I/Atlas. Les images, obtenues fin novembre, montrent l’objet interstellaire à une distance d’environ 286 millions de kilomètres de la Terre, révélant des détails jusqu’alors inaccessibles.
Les scientifiques de la NASA ont pu isoler le noyau de la comète, identifier la forme de sa coma – l’enveloppe de gaz et de poussière qui l’entoure – et observer les jets de matière éjectés lors de son voyage à travers le système solaire. Ces observations sont essentielles pour comprendre la composition et l’activité de 3I/Atlas.
La comète 3I/Atlas a été détectée au milieu de l’année 2025 et constitue le troisième objet interstellaire confirmé à visiter notre système solaire. Elle a frôlé le Soleil fin octobre et atteindra son point le plus proche de la Terre le 19 décembre, à environ 270 millions de kilomètres. Bien qu’elle ne sera pas visible à l’œil nu, les astronomes pourront l’étudier grâce à des instruments spatiaux.
L’image capturée par Hubble confirme que la comète est particulièrement active. La sublimation de la glace interne, sous l’effet de la chaleur solaire, provoque l’émission de gaz et de poussière, même à de grandes distances du Soleil. L’orientation de ces jets fournit des indications sur la vitesse de rotation du noyau, permettant ainsi d’anticiper l’évolution de l’activité de la comète dans les semaines à venir.
Les données recueillies par Hubble permettent également d’estimer la proportion de glace et de gaz volatils présents dans la comète, d’affiner les calculs de sa trajectoire et de comprendre comment elle interagira avec le système solaire. Chaque émission de matière agit comme une micro-force qui modifie sa trajectoire, et la précision des images de Hubble permet de prendre en compte ces effets.
Pour les astronomes, l’étude de 3I/Atlas représente une occasion unique d’analyser un corps venu d’un autre coin de la galaxie. Sa composition pourrait fournir des indices précieux sur la formation et l’évolution des objets glacés dans d’autres systèmes planétaires. Le 19 décembre est une date clé pour les astronomes, qui espèrent obtenir des informations cruciales lors du passage le plus proche de la comète.
Cette observation s’inscrit dans une série d’études visant à profiter du bref passage de 3I/Atlas dans notre système solaire. Il s’agit d’une opportunité rare d’étudier un visiteur interstellaire qui a voyagé pendant des millions d’années et dont la composition pourrait révéler des secrets sur la formation des systèmes planétaires.
