Publié le 23 octobre 2025 à 01:41:00. Le Venezuela affirme posséder un arsenal conséquent de missiles anti-aériens russes, une annonce faite alors que les tensions s’intensifient avec les États-Unis dans la région des Caraïbes.
- Le président vénézuélien Nicolás Maduro a déclaré que son pays dispose de plus de 5 000 missiles Igla-S russes.
- Washington justifie son déploiement militaire dans les Caraïbes par la lutte contre le trafic de drogue, ce que Caracas dément fermement.
- Donald Trump a évoqué la possibilité d’opérations militaires terrestres contre les cartels de la drogue.
Le Venezuela se dit prêt à défendre son territoire face à ce qu’il considère comme une menace américaine. Nicolás Maduro a affirmé ce mercredi que son pays est équipé de « plus de 5 000 » missiles anti-aériens russes Igla-S, qu’il a qualifiés d’« une des armes les plus puissantes qui soient ». Selon lui, cet arsenal vise à garantir « la tranquillité » du peuple vénézuélien.
« Toute force militaire dans le monde connaît la puissance des Igla-S et le Venezuela ne dispose ni plus ni moins de 5 000 Igla-S dans les positions clés de la défense anti-aérienne, pour garantir la paix, la stabilité et la tranquillité de notre peuple. Plus de 5 000, (…) quiconque a compris, a compris »
Nicolás Maduro, président du Venezuela
Cette annonce intervient dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis. Caracas accuse Washington de préparer un « changement de régime » et considère le déploiement militaire américain dans la mer des Caraïbes comme une menace directe. Les États-Unis, de leur côté, justifient leur présence par la nécessité de lutter contre le trafic de drogue en provenance du Venezuela, une accusation rejetée avec force par le gouvernement chaviste.
Maduro a également souligné que le Venezuela dispose d’équipes d’entraînement qui permettent de maintenir un haut niveau de préparation de ses opérateurs Igla-S, déployés sur l’ensemble du territoire national. Il a insisté sur la nécessité de faire de son pays une « patrie imprenable ».
Trump évoque des opérations terrestres
Le président américain Donald Trump a déclaré ce mercredi qu’il envisagerait d’informer le Congrès si une opération antidrogue devait être menée sur le sol d’un autre pays, la considérant comme une question de « sécurité nationale ». Il a également précisé qu’il ne pensait pas avoir besoin d’une autorisation préalable pour agir, estimant disposer déjà des bases légales nécessaires.
Le Département américain de la Défense a confirmé avoir mené ce mercredi sa huitième opération contre des embarcations suspectées de trafic de drogue, et la première dans le Pacifique, depuis le lancement d’une opération antidrogue dans les Caraïbes, principalement à proximité des eaux vénézuéliennes.
jc (efe, VTV, El Tiempo)
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