Publié le 7 novembre 2025 à 21h35. Un an après son élection, Donald Trump affiche un optimisme économique contrastant avec les signaux d’alerte croissants, notamment une confiance des consommateurs en berne et une correction boursière en cours, suscitant des inquiétudes quant à la pérennité de sa politique.
- L’économie américaine, selon Donald Trump, montre des signes de reprise, avec une inflation maîtrisée et des marchés boursiers stables.
- François Langlois, de l’Observatoire sur les États-Unis, compare la situation actuelle à un jeu de casino risqué, évoquant les crises de 1929 et de 2008.
- Des soupçons de délit d’initié planent autour de certaines interventions de Donald Trump sur des entreprises spécifiques.
Alors que le président américain se targue d’une économie en bonne santé, les experts nuancent ce tableau idyllique. François Langlois, membre associé à l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand, tire la sonnette d’alarme.
«On dirait qu’on assiste à un casino gigantesque qui rappelle un petit peu la crise de 1929, peut-être celle de 2008 aussi»
François Langlois, membre associé à l’Observatoire sur les États-Unis
Cette fois-ci, le secteur de l’électronique, et plus particulièrement les géants du numérique, souvent désignés par l’acronyme GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), sont au cœur des préoccupations. Ces entreprises, selon M. Langlois, agissent comme des moteurs pour l’ensemble de la bourse.
Une correction boursière est déjà perceptible, signe que les investisseurs commencent à prendre conscience des risques liés aux politiques menées par l’administration Trump. M. Langlois souligne que les coûts de ces politiques pourraient finalement profiter au président lui-même, à ses associés ou à sa famille.
«Je pense que les gens sont en train de se rendre compte qu’il y a effectivement un coût à ces politiques-là. Et en fait, ce qui est intéressant, c’est que peut-être qu’à long à moyen terme ou à long terme, on va se rendre compte qu’une partie de ce coût-là se retrouve dans les poches, sinon de Donald Trump lui-même ou des gens qui l’entourent, que ce soit des associés ou même des membres de sa famille»
François Langlois, membre associé à l’Observatoire sur les États-Unis
Des interrogations subsistent également quant à l’éthique de certaines interventions de Donald Trump. M. Langlois évoque notamment le cas de Tylenol, dont la valeur a chuté après des critiques du président, avant d’être rachetée par une autre entreprise, soulevant des soupçons de délit d’initié.
«Lorsqu’on voit qu’il dénonce Tylenol pour des questions de d’autisme et qu’après ça, la compagnie, comme par hasard, perd de la valeur et va être rachetée par une autre compagnie, on est en train de se demander s’il n’y a pas un délit d’initié ici»
François Langlois, membre associé à l’Observatoire sur les États-Unis
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ici.
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