Un vol de flydubai reliant Dubaï à Tel-Aviv a failli basculer le 30 septembre 2026 lorsqu’un copilote omanais a attaqué le commandant de bord. L’enquête émiratie confirme qu’il s’agissait d’une tentative d’attentat-suicide préméditée, inspirée par les attentats du 11 septembre 2001, déjouée in extremis par l’équipage et des passagers.
L’attaque en plein vol et la neutralisation de l’agresseur au-dessus de l’Arabie saoudite
Le vol FZ1073 de la compagnie flydubai s’est transformé en scène de cauchemar le 30 septembre 2026. Environ deux heures et demie après le décollage, le copilote omanais a agressé par surprise le commandant de bord, l’Indien Smit Machchhar, à l’aide d’une hache de secours trouvée dans la cabine de pilotage, selon le procureur général des Émirats arabes unis.
Malgré ses blessures et couvert de sang, le commandant de bord a réussi un ultime effort pour déverrouiller la porte du cockpit, donnant l’alerte à un autre pilote présent à bord pour le vol retour. Ce dernier, épaudé par un membre du personnel de cabine et plusieurs voyageurs, a fondé l’intervention qui a permis de maîtriser l’agresseur et de reprendre les commandes, d’après les détails fournis dans la communication officielle du parquet émirati. L’avion a ensuite été dérouté pour se poser en toute sécurité à l’aéroport de Tabuk, en Arabie saoudite.
L’appareil transportait 174 passagers au total, et le parquet émirati a précisé que les dossiers professionnels du suspect démontraient qu’il avait travaillé chez Oman Air de 2020 à 2024, puis brièvement rejoint Royal Air Maroc début 2025 avant d’intégrer flydubai à compter de janvier 2026.
L’enquête du parquet émirati et la planification d’un crash sur l’aéroport Ben-Gourion
Les investigations menées par les autorités confirment la nature terroriste de l’acte.
A affirmé avoir agi seul, sans l’implication d’autres personnes.
Hamad Saif Al Shamsi, procureur général des Émirats arabes unis
Le procureur a précisé que le copilote s’était inspiré des attentats du 11 septembre 2001. Lors des interrogatoires en présence de son avocat, il a soutenu n’avoir aucun complice, bien que le parquet poursuive ses investigations pour vérifier cette version des faits. Avant le passage à l’acte, il avait effectué deux vols vers Tel-Aviv afin de se familiariser avec le plan de vol et l’aéroport.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait affirmé avant le rapport final du procureur que l’agresseur avait subi un endoctrinement islamiste radical et avait l’intention de faire s’écraser l’appareil avec ses passagers, soulignant qu’il aurait sans doute contourné les restrictions empêchant les ressortissants de pays ne reconnaissant pas Israël d’assurer des liaisons vers ce pays. Du côté des relations diplomatiques, Israël et les Émirats arabes unis sont devenus des partenaires proches à la suite de la normalisation de leurs relations formalisée par les accords d’Abraham en 2020 sous l’égide des États-Unis, flydubai figurant parmi les premières compagnies du Golfe à relier régulièrement Tel-Aviv.

La radicalisation en Australie et le profil de l’équipage mis en cause par les passagers
L’enquête retrace la dérive idéologique du copilote à partir de 2017, période durant laquelle il étudiait en Australie après avoir obtenu un visa étudiant en 2014 pour étudier entre 2015 et 2017. Le parquet a toutefois insisté sur le fait que le pilote remplissait toutes les conditions réglementaires à l’embauche chez flydubai en janvier 2026, y compris un certificat de bonne conduite vierge de tout soupçon extrémiste.