Publié le 30 octobre 2025 18h31. Manuel Burque, scénariste et acteur espagnol, explore les peurs les plus profondes des célébrités dans son émission de radio il m’arrive quelque chose, tout en continuant à écrire pour le cinéma et la télévision.
Manuel Burque aborde les angoisses avec une méthode singulière : une question directe, un regard franc sur ses propres faiblesses, et une liste impressionnante de phobies à déconstruire. Dans son programme radiophonique il m’arrive quelque chose (Cadena SER), il confronte des personnalités publiques à leurs peurs les plus intimes, allant du vertige à la claustrophobie, en passant par les aiguilles, les pigeons, la trypophobie et même le simple fait de voyager. Silvia Alonso, Jordi Cruz, Leticia Dolera, Miguel Maldonado et Patricia Espejo ont déjà participé à cet exercice cathartique, souvent teinté d’humour.
« Les célébrités en ont assez de toujours parler des mêmes sujets. Et quand on aborde quelque chose de personnel, de vécu, elles s’impliquent beaucoup plus », explique Burque. Après avoir avoué leurs appréhensions, les invités tentent de trouver des solutions avec l’aide d’un psychologue et de spécialistes.
L’écriture est au cœur du travail de Manuel Burque. Fan des manuels de scénario, il a suivi de nombreuses formations et étudié le cinéma en profondeur. « J’ai beaucoup appris des gens avec qui je travaille », reconnaît-il. Il a signé les scénarios de films tels que C’est pour ton bien, Opération Crevette, Désolé si je t’appelle mon amour et Conditions requises pour être une personne normale, ainsi que de la série Vie parfaite, en collaboration avec Leticia Dolera. À propos de cette dernière, il souligne : « Elle est libre ; elle n’a jamais été entravée par le carcan des règles et des normes qui m’ont longtemps limité. Elle est obstinée et obsédée par le désir de raconter une histoire. Et c’est tout ce qui compte. »
Avec Leticia Dolera aux prix Iris.
Burque collabore également avec Josep Gatell, Álex Rodrigo, Joana Pardos et Javier del Pino, son ami et mentor, dans l’émission Vivons, c’est deux jours (ÊTRE). Il se dit ouvert à tous les genres, y compris le thriller et l’horreur : « J’ai même un projet de thriller en développement, mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant (rires). J’ai également travaillé sur le traitement de la série Conscience de Daniel Benmayor, diffusée sur Prime Video l’année dernière. J’aime le cinéma sous toutes ses formes, y compris le drame et l’horreur. Mais tout dépend de ce qui nous nourrit, et dans la comédie, je me sens très à l’aise. » Son émission Bonisme Bon en témoigne.
Burque avec le reste du casting de la série ‘Perfect Life’.
Interrogé sur l’humour politique, Burque se montre prudent : « Il y a des humoristes d’extrême droite qui font même des chansons assez maladroites, même si je ne sais pas s’ils ont un public aussi large que celui de gauche. J’aime, je ne pense pas la même chose et on m’a dit : “Pourquoi devrais-je te déranger ?” Et regardez, il y a des collègues qui gèrent très bien ça mais je préfère rester calme. J’ai une pensée politique très claire et je la défendrai toujours, mais je crois qu’il n’y a pas qu’une seule façon de défendre ses idées.”
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