La Premier League a adopté de nouvelles règles financières majeures, abandonnant le système de rentabilité et de durabilité (PSR) au profit d’un modèle de contrôle des coûts d’équipe (SCR). Cette décision, prise vendredi par les clubs, vise à aligner davantage les pratiques financières de la ligue sur celles de l’UEFA et à favoriser une compétition plus équitable.
Le nouveau règlement SCR limitera les dépenses des clubs à 85 % de leurs revenus footballistiques et des bénéfices ou pertes nets liés aux transferts. Un mécanisme d’allocation pluriannuelle de 30 % supplémentaires est prévu, mais au-delà de ce seuil, les clubs devront respecter la limite de 85 % sous peine de sanctions sportives.
Par ailleurs, les clubs ont approuvé de nouvelles propositions de durabilité et de résilience systématique (SSR), qui évalueront la santé financière des clubs à court, moyen et long terme à travers trois tests : le test du fonds de roulement, le test de liquidité et le test des capitaux propres positifs. Le vote SSR a été adopté à l’unanimité, selon une source.
Une proposition plus controversée, connue sous le nom de “TBA” (Top-Bottom Anchor – ancrage de haut en bas), a été rejetée. Cette proposition aurait empêché tout club de dépenser plus de cinq fois les revenus générés par le club le moins bien loti grâce aux paiements centralisés de la ligue (droits TV, revenus commerciaux collectifs, etc.). Seuls sept clubs avaient soutenu cette idée.
La Premier League explique que ces nouvelles règles SCR « offrent à tous les clubs la possibilité d’aspirer à un plus grand succès et rapprochent le système financier de la Ligue des règles SCR existantes de l’UEFA, qui fonctionnent à un seuil de 70 pour cent ». Le nouveau système prévoit également un contrôle transparent des dépenses en cours de saison, une protection contre les sous-performances sportives, et une plus grande flexibilité pour investir en dehors du terrain.
Cette décision met fin à deux années de consultations, qui ont inclus des tests sur les systèmes SCR et TBA, ainsi qu’une phase de surveillance informelle pour aider les clubs à se préparer aux changements. Le PSR, qui limitait les pertes maximales à 105 millions de livres sterling (environ 137,2 millions de dollars) sur une période de trois ans, est désormais remplacé.
Le rejet de la proposition TBA suscite l’attention, car ses partisans estimaient qu’elle renforcerait l’équilibre compétitif. L’Association des footballeurs professionnels avait exprimé des inquiétudes quant à un éventuel plafond de dépenses affectant les salaires des joueurs. Des sources ont également souligné les craintes des grands clubs anglais de ne plus pouvoir rivaliser sur le marché des transferts pour attirer les meilleurs talents mondiaux.
Trois agences sportives majeures – CAA Stellar, CAA Base et Wasserman – avaient même menacé de poursuites judiciaires, arguant que l’introduction de la TBA violerait la législation britannique sur la concurrence. En liant la limite aux revenus plutôt qu’à un montant fixe basé sur les contrats centralisés, la Premier League offre ainsi une plus grande flexibilité aux clubs.
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