La cybersécurité des États-Unis est en alerte rouge. Deux rapports récents mettent en évidence une dégradation inquiétante de la capacité du pays à se défendre contre des cyberattaques de plus en plus sophistiquées, menées notamment par des acteurs basés en Chine.
La vulnérabilité des systèmes américains a été illustrée mi-octobre par une brèche « catastrophique » chez F5 Inc., une société de cybersécurité basée à Seattle. Cette faille aurait pu permettre à des pirates informatiques chinois d’accéder aux réseaux utilisés par des agences fédérales et les 500 plus grandes entreprises américaines (Fortune 500).
Moins d’une semaine plus tard, la Cyberspace Solarium Commission, un organisme de surveillance mandaté par le Congrès, tirait la sonnette d’alarme. Pour la première fois depuis sa création il y a cinq ans, l’état de préparation du pays en matière de cybersécurité a régressé. Près de 25 % des recommandations du groupe, auparavant considérées comme « pleinement mises en œuvre », ont perdu ce statut.
Les dégâts les plus importants ont été constatés au sein de l’Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA), chargée de coordonner la défense des réseaux civils américains. Lancée en 2018, l’agence a pourtant été saluée pour ses efforts visant à sécuriser les systèmes électoraux, à fournir des alertes précoces en cas d’attaque et à aider les entreprises et les gestionnaires d’infrastructures à renforcer leurs défenses.
La commission souligne que le gouvernement américain doit cesser de désarmer unilatéralement face à la menace croissante que représentent ses adversaires dans le cyberespace. À ce stade, les détails des mesures à prendre n’ont pas été précisés.