Publié le 9 novembre 2023 à 09h17. Le scandale entourant le prince Andrew, désormais radié de la famille royale, revient au centre des débats au Parlement britannique, avec des questions sur les arrangements financiers de son départ et des demandes d’informations provenant des États-Unis.
- Les Libéraux-Démocrates souhaitent obtenir des éclaircissements sur les conditions financières du départ du prince Andrew de la Loge Royale, notamment le montant de toute indemnité versée.
- Des parlementaires américains ont demandé au prince Andrew de s’expliquer sur ses liens avec Jeffrey Epstein, un financier pédophile condamné, et ont mis en lumière des documents financiers troublants.
- Malgré son exclusion de la monarchie, le prince Andrew aurait bénéficié d’un soutien financier pour assurer sa transition vers une vie privée.
L’affaire du prince Andrew, tombé en disgrâce suite à son association avec Jeffrey Epstein, continue de secouer les institutions britanniques. Après avoir été écarté de ses fonctions officielles par le roi Charles III, l’ancien prince est au centre d’une nouvelle vague de questions au Parlement.
Les Libéraux-Démocrates entendent interroger le gouvernement sur les modalités financières du départ du prince Andrew de son rôle officiel et de son logement à Windsor. Ils souhaitent notamment connaître le montant exact de l’indemnité qui lui a été versée pour quitter la Loge Royale, ainsi que les éventuels conseils prodigués par l’État dans cette affaire. Une source du parti a souligné qu’il y a « trop de questions sans réponse » et que le public mérite de connaître la vérité.
Selon des informations rapportées par le Guardian, le prince Andrew aurait reçu une somme à sept chiffres pour couvrir ses frais de déménagement et une allocation annuelle, financée par le roi Charles III, afin de l’aider à subvenir à ses besoins dans sa nouvelle vie de simple citoyen. Les députés souhaitent désormais savoir si le gouvernement a joué un rôle dans ces arrangements.
Parallèlement, l’affaire connaît une nouvelle dimension internationale. Des membres du Congrès américain ont adressé une demande d’entretien au prince Andrew dans le cadre d’une enquête sur les agissements de Jeffrey Epstein. Ils ont notamment mis en évidence des documents financiers évoquant des « massages pour Andrew », soulevant de sérieuses interrogations sur la nature de ses relations avec le financier condamné.
Dans une lettre adressée à l’ancien prince, les parlementaires américains lui demandent de répondre avant le 20 novembre. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a déclaré que la décision de coopérer ou non relevait du prince Andrew, tout en soulignant l’importance pour toute personne détenant des informations pertinentes de les partager avec les autorités compétentes.
Le prince Andrew a toujours nié les accusations d’abus sexuels portées contre lui par Virginia Giuffre, une victime de Jeffrey Epstein. Il avait également affirmé avoir rompu tout contact avec le financier en 2011, avant que des courriels révélés récemment ne démontrent le contraire. Ces révélations ont contribué à sa chute en disgrâce et à sa mise à l’écart de la famille royale.