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Les élections et les référendums en Ukraine ne sont possibles qu’après un cessez-le-feu – Arakhamia et Stefanchuk

Publié le 3 janvier 2026. Les dirigeants ukrainiens ont précisé que toute élection présidentielle ou référendum sur un éventuel accord de paix est conditionnée à l'établissement d'un cessez-le-feu, une condition jugée difficile à obtenir face au refus de…

Les élections et les référendums en Ukraine ne sont possibles qu’après un cessez-le-feu – Arakhamia et Stefanchuk

Publié le 3 janvier 2026. Les dirigeants ukrainiens ont précisé que toute élection présidentielle ou référendum sur un éventuel accord de paix est conditionnée à l’établissement d’un cessez-le-feu, une condition jugée difficile à obtenir face au refus de la Russie de toute trêve.

  • Le chef de la faction parlementaire du Serviteur du Peuple, David Arakhamia, et le président de la Verkhovna Rada, Ruslan Stefanchuk, ont exposé ces conditions lors d’une réunion avec les conseillers à la sécurité des pays partenaires.
  • Un référendum ne porterait que sur l’approbation ou le rejet d’un accord de paix, et non sur des questions constitutionnelles.
  • L’organisation d’un référendum simultané avec l’élection présidentielle est envisagée pour maximiser la participation.

Selon les responsables ukrainiens, la tenue d’élections ou d’un référendum doit respecter les normes démocratiques et de sécurité internationales. Un cessez-le-feu est donc une condition préalable, et la durée du scrutin (un, deux ou trois jours) dépendra des garanties de sécurité obtenues.

La Russie, selon des sources américaines, s’oppose à un cessez-le-feu pendant la durée d’un éventuel référendum. David Arakhamia a souligné que sans un projet d’accord de paix préalable, validé par les États-Unis, la Russie, l’Ukraine et l’Union européenne, il ne peut y avoir de trêve.

« L’idée est la suivante : s’il existe un document pré-confirmé par quatre parties – Américains, Russes, Ukrainiens et Européens – alors ce document est mis en ligne, pendant 60 jours il est discuté dans différents cercles par des journalistes, des experts, des organisations publiques, des hommes politiques, etc., puis un jour, ils viennent pour un référendum… Ils ont deux votes, un pour l’élection du prochain président, le deuxième pour savoir si vous soutenez l’accord de paix, oui ou non. »

David Arakhamia, chef de la faction parlementaire du Serviteur du Peuple

L’organisation d’un référendum en même temps que l’élection présidentielle vise à assurer une participation maximale, compte tenu du faible nombre de référendums organisés en Ukraine depuis son indépendance (un seul, en 1991) et des difficultés à atteindre le quorum de 50 % des électeurs inscrits (18 millions de personnes sur un registre électoral pré-guerre de 36 millions).

Ruslan Stefanchuk a précisé que les questions constitutionnelles ne peuvent être soumises à référendum et que celui-ci ne porterait que sur l’approbation d’un accord de paix.

« Tous les collègues ont compris que les questions liées à la Constitution de l’Ukraine, qui sont réglées dans l’acte législatif le plus élevé, ne peuvent pas être l’objet d’un référendum panukrainien ou d’un quelconque référendum. La question d’un référendum ne peut être qu’une seule question : soutenez-vous l’accord. »

Ruslan Stefanchuk, président de la Verkhovna Rada

Les défis logistiques liés à l’organisation d’un scrutin en temps de guerre, notamment pour les 6,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays, ont également été évoqués. La possibilité d’un vote hybride (en ligne et hors ligne) est à l’étude, mais des obstacles techniques et sécuritaires subsistent.

Ce débat intervient alors que le président Zelensky a exprimé son espoir de finaliser d’ici fin février le projet de loi sur les élections en temps de guerre.

Contexte : Le 24 décembre 2025, le président Zelensky avait évoqué la possibilité de soumettre un accord de paix en vingt points à la ratification parlementaire ou à un référendum national, éventuellement combiné avec l’élection présidentielle. Il avait souligné la nécessité d’un cessez-le-feu complet d’au moins 60 jours pour permettre la tenue d’un tel scrutin. Le 29 décembre, des responsables américains ont indiqué que Vladimir Poutine s’opposait à un cessez-le-feu pendant la durée d’un éventuel référendum.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.