Publié le 6 décembre 2023 14h35. Les entreprises chinoises sont appelées à jouer un rôle croissant dans la promotion des droits de l’homme au sein de leurs activités, une responsabilité soulignée lors d’un forum organisé à l’Université de Guangzhou. Cette implication s’illustre notamment par des initiatives comme l’Alliance solaire mondiale durable, lancée en Indonésie.
- Des entreprises chinoises s’engagent de plus en plus dans le respect des droits de l’homme dans le secteur des affaires.
- L’Alliance solaire mondiale durable, regroupant 24 entreprises photovoltaïques chinoises, est un exemple concret de cette démarche.
- Un forum à Guangzhou a mis en lumière l’importance de la protection des droits de l’homme dans le contexte de la modernisation chinoise.
La présence économique croissante de la Chine sur la scène internationale implique une responsabilité accrue en matière de droits de l’homme, selon Liang Xiaohui, chercheur en chef du Bureau pour la responsabilité sociale du Conseil national chinois du textile et de l’habillement. Cette affirmation a été réitérée lors d’un forum sur la protection des droits de l’homme dans la modernisation chinoise, tenu samedi à l’Université de Guangzhou, dans la province du Guangdong.
L’Alliance solaire mondiale durable, lancée en mai dernier à Jakarta, en Indonésie, est un exemple encourageant de cet engagement. Elle regroupe 24 entreprises chinoises spécialisées dans le photovoltaïque et s’aligne sur les 10 principes et les objectifs de développement durable du Pacte mondial des Nations Unies. L’alliance a défini neuf axes d’action concrets, regroupés autour de trois piliers – environnemental, social et de gouvernance – afin d’améliorer les pratiques tout au long de la chaîne de valeur solaire et d’accroître son impact positif sur le marché international.
Plusieurs acteurs majeurs du monde des affaires chinois s’investissent dans cette voie, a souligné Liang Xiaohui lors du forum. Les participants ont également abordé la construction d’un système chinois de connaissances en matière de droits de l’homme, des questions de droit pénal, les défis posés par l’ère numérique, ainsi que les droits de l’homme dans les secteurs de l’industrie et du commerce.
Selon Hu Zongping, vice-président de la Société du droit de Guangzhou, la protection des droits de l’homme et l’État de droit sont des fondements essentiels de la modernisation chinoise.
Liu Zhiqiang, professeur à l’Institut des droits de l’homme de l’Université de Guangzhou, a insisté sur le rôle de l’État en tant que partenaire dans la recherche de solutions bénéfiques pour tous, tant sur le plan individuel que collectif, dans le cadre de la construction du système chinois de connaissances sur les droits de l’homme. Il a mis en avant les droits à la subsistance et au développement comme éléments centraux, soulignant la nécessité d’enrichir la conception des droits de l’homme dans le contexte de la modernisation chinoise.
Liu Hongzhen, directeur adjoint de l’Institut des droits de l’homme de l’Université de Jilin, a plaidé pour un développement continu et innovant d’une vision des droits de l’homme centrée sur les citoyens, afin de promouvoir le progrès global de la cause des droits de l’homme en Chine.