Publié le 4 décembre 2025 à 01:26:00. Le Département d’État américain a émis une alerte maximale pour les voyageurs se rendant au Venezuela, en raison d’un risque élevé de détention arbitraire, de torture et de criminalité, et recommande vivement à tous les citoyens américains de quitter le pays immédiatement.
- Le Département d’État américain conseille d’éviter tout voyage ou séjour au Venezuela en raison de menaces graves pour la sécurité des personnes.
- Tous les services consulaires américains au Venezuela sont suspendus, rendant l’assistance aux citoyens américains limitée.
- L’alerte intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et d’une présence accrue de groupes armés dans la région.
Washington a élevé au maximum son niveau d’alerte concernant le Venezuela, conseillant explicitement à ses citoyens de ne pas s’y rendre et à ceux qui y résident de partir sans délai. Cette décision reflète une dégradation significative de la situation sécuritaire dans le pays sud-américain, marquée par une instabilité politique et une recrudescence de la criminalité.
L’avis du Département d’État met en garde contre un « risque élevé de détention injuste, de torture, de terrorisme, d’enlèvement, d’application arbitraire des lois locales, de criminalité et de troubles civils », ainsi que contre la fragilité des infrastructures de santé. Il souligne que les autorités vénézuéliennes peuvent détenir des citoyens américains pendant de longues périodes – jusqu’à cinq ans dans certains cas – sans respecter les normes procédurales fondamentales.
Le gouvernement américain rappelle qu’il a retiré tout son personnel diplomatique de l’ambassade à Caracas en mars 2019 et a suspendu tous les services consulaires, y compris les services d’urgence. En conséquence, le Département d’État affirme ne pas être en mesure de fournir une assistance consulaire adéquate aux citoyens américains se trouvant au Venezuela.
L’alerte précise également que des groupes terroristes colombiens opèrent dans les zones frontalières du Venezuela avec la Colombie, le Brésil et la Guyane, ce qui pourrait accroître les risques pour les ressortissants nord-américains. Elle conseille même aux citoyens américains de préparer un « protocole de preuve de vie » à l’intention de leurs proches, au cas où ils seraient pris en otage ou détenus.
Cette mise en garde intervient alors que le président vénézuélien Nicolás Maduro a récemment confirmé avoir eu une conversation téléphonique avec l’ancien président américain Donald Trump, qu’il a qualifiée de « cordiale ». De son côté, Donald Trump a minimisé l’importance de cet échange, le décrivant comme un simple « appel ». Plus de détails sur cet échange sont disponibles sur le site de Semana.
Par ailleurs, le déploiement militaire américain sans précédent dans la mer des Caraïbes pourrait également être lié à cette situation de tension croissante dans la région.