Publié le 24 septembre 2023 18:35:00. L’administration américaine aurait envisagé des frappes militaires contre le Venezuela, visant des infrastructures liées au trafic de drogue et cherchant à faire pression sur le gouvernement de Nicolás Maduro, avant que Donald Trump ne démente l’information.
- Des sources proches de l’administration Trump évoquent la possibilité d’attaques aériennes imminentes contre des cibles militaires au Venezuela.
- L’objectif serait de déstabiliser le régime de Maduro et de démanteler les réseaux de trafic de drogue, notamment le cartel des « Soles ».
- L’ONU a accusé les États-Unis de violations du droit international suite à des frappes antérieures contre des navires en mer.
Selon des informations révélées par le Miami Herald et le Wall Street Journal, l’administration de Donald Trump aurait étudié la possibilité de bombarder des installations militaires au Venezuela. Ces frappes pourraient intervenir « dans les jours, voire les heures » à venir, selon le quotidien de Miami. Le Wall Street Journal précise que le président Trump n’a toutefois pas encore pris de décision finale concernant l’ordre de ces opérations.
Les responsables cités par les médias indiquent que l’objectif de ces actions serait d’exercer une pression accrue sur Nicolás Maduro pour qu’il quitte le pouvoir. L’opération viserait également à démanteler le cartel des « Soles » et les réseaux de trafic de drogue opérant au Venezuela. Selon un responsable cité par le Wall Street Journal, les cibles potentielles incluent « les ports et aéroports sous contrôle militaire utilisés pour le trafic de drogue, y compris les installations navales et les aérodromes ».
Le Miami Herald rapporte qu’une source proche des services de renseignement affirme que « le temps de Maduro est compté », et que « plus d’un général est prêt à le capturer et à le livrer ». Les responsables interrogés n’ont cependant pas confirmé si le dirigeant vénézuélien serait lui-même une cible des frappes.
Ces informations interviennent après que Donald Trump a réaffirmé mardi dernier sa détermination à stopper l’entrée de drogue « par voie terrestre ». Il a également fait référence à des opérations antérieures qui ont mené à la destruction de quinze bateaux dans le Pacifique et les Caraïbes depuis le 1er septembre, faisant 61 morts et trois survivants.
« Nous menons enfin une guerre contre les cartels. Nous menons une guerre comme vous n’en avez jamais vu auparavant, et nous allons gagner cette bataille. Nous la gagnons déjà en mer. »
Donald Trump, président des États-Unis
Parallèlement, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a accusé les États-Unis de « violer le droit international » en raison de ses attaques contre des navires en mer, dénonçant des « exécutions extrajudiciaires » des personnes à bord.
« Ces attaques, et leur coût humain croissant, sont inacceptables. Les États-Unis doivent y mettre un terme. »
Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme
Quelques heures après la publication de ces informations, Donald Trump a démenti avoir envisagé une attaque contre le Venezuela. Interrogé à bord d’Air Force One, il a répondu laconiquement : « Non, ce ne sont pas vrais ». Il n’a pas souhaité apporter d’autres précisions sur la question.