Publié le 9 novembre 2025. Une étude récente révèle que les étoiles vieillissantes ont tendance à « digérer » les planètes proches, offrant un aperçu du destin possible de notre propre système solaire dans des milliards d’années.
- Les scientifiques ont constaté que les étoiles post-séquence principale possèdent beaucoup moins de planètes en orbite rapprochée que les étoiles plus jeunes.
- Ce phénomène s’explique par l’absorption des planètes par leur étoile hôte, ou par la désintégration de leurs orbites sous l’effet des forces de marée.
- L’analyse de données issues de l’observatoire TESS de la NASA a permis d’identifier 456 941 étoiles post-séquence principale et 130 planètes ou candidates planètes en orbite proche.
Une équipe internationale d’astronomes a mis en évidence une corrélation entre l’âge des étoiles et la présence de planètes en orbite rapprochée. En comparant les systèmes stellaires à différents stades de leur évolution, ils ont observé une diminution significative du nombre de planètes proches autour des étoiles plus âgées, appelées étoiles post-séquence principale. Ces étoiles, comme notre Soleil dans quelques milliards d’années, ont épuisé leur hydrogène et commencent à se dilater.
« Nous observons que ces planètes deviennent de plus en plus rares à mesure que les étoiles vieillissent », a déclaré Edward Bryant, l’un des chercheurs impliqués dans l’étude. L’absorption par l’étoile n’est pas le seul mécanisme en jeu. L’expansion de l’étoile génère également des forces de marée intenses qui peuvent déstabiliser et finalement détruire les orbites planétaires.
L’étude, basée sur l’analyse de données collectées par l’Observatoire TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la NASA, a porté sur un échantillon impressionnant de 456 941 étoiles post-séquence principale. Les chercheurs y ont recensé 130 planètes ou candidates planètes en orbite proche. Bien que ces étoiles aient une surface plus importante que le Soleil, leur masse reste comparable, ce qui permet d’extrapoler ces observations à notre propre système solaire.
Sabine Refffert, astronome à l’Université de Heidelberg, souligne l’importance de ces découvertes pour comprendre l’évolution conjointe des étoiles et de leurs planètes : « Les processus qui se produisent une fois que l’étoile évolue peuvent nous révéler l’interaction entre les planètes et leur étoile hôte. »
Les futures missions spatiales, telles que la mission Plato de l’Agence spatiale européenne, devraient fournir des données encore plus précises et permettre d’observer en détail les changements orbitaux qui précèdent la disparition des planètes. Ces observations pourraient ainsi confirmer le destin funeste qui attend certains mondes, tout en enrichissant notre compréhension des mécanismes complexes régissant l’évolution des systèmes planétaires.
Les étoiles vieillissantes sont étonnamment efficaces pour détruire les planètes géantes en orbite le plus proche d’elles, suggère une nouvelle étude du Dr Edward Bryant et du Dr Vincent Van Eylen portant sur près d’un demi-million d’étoiles post-séquence principale à l’aide du satellite TESS de la NASA :
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9 novembre 2025
