Publié le 2024-02-29 10:35:00. Le système judiciaire roumain est sous le feu des critiques après la publication d’un rapport du Département d’État américain pointant du doigt des failles persistantes, notamment en matière de prescription des délits. Ces observations interviennent alors que la corruption continue de peser sur l’économie et la confiance des investisseurs.
- Le rapport américain met en évidence des problèmes liés à la prescription des infractions pénales, soulignant que la législation, bien que conforme aux décisions de la Cour constitutionnelle roumaine (CCR), peut être source de confusion.
- Les investisseurs américains se plaignent de la corruption gouvernementale et de son impact sur l’environnement des affaires, la qualifiant de problème « répandu ».
- Le Premier ministre roumain reconnaît que la corruption représente un coût social important et insiste sur la nécessité d’une lutte continue contre ce fléau.
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a publié des explications suite au rapport du Département d’État, reconnaissant que la prescription pénale constitue un défi pour le système judiciaire. Selon le CSM, le problème trouve son origine dans une législation parfois imprécise, mais qui a été interprétée en accord avec la jurisprudence de la CCR. Cette clarification intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l’efficacité de la justice roumaine dans la lutte contre la criminalité économique et la corruption.
Le rapport du Département d’État américain, qui a suscité de vives réactions en Roumanie, détaille les inquiétudes des investisseurs quant à la corruption et à son impact sur l’environnement des affaires. Les investisseurs signalent des difficultés à obtenir des condamnations dans les affaires de corruption, ce qui alimente un sentiment d’impunité. Le Département d’État souligne que la corruption reste un obstacle majeur au développement économique et à l’attraction des investissements étrangers.
Le Premier ministre roumain a réagi aux critiques en reconnaissant que la corruption est un problème endémique qui affecte la société dans son ensemble.
« La corruption est un coût social qui ne nous aide pas. Nous n’avons pas à nous dire quelqu’un d’autre, nous le trouvons jour après jour. »
Premier ministre roumain
Il a insisté sur la nécessité d’une approche globale pour lutter contre la corruption, impliquant toutes les institutions de l’État et la société civile.
BOLOJAN, sans être plus spécifié dans les sources, a souligné l’importance de ne pas se contenter de perceptions mais de s’attaquer aux réalités de la corruption. Cette déclaration intervient alors que le débat public roumain est souvent dominé par des accusations de corruption, sans toujours être étayées par des preuves concrètes.
