Publié le 15 novembre 2025 à 13h30. Le pape Léon XIV a rencontré ce jour des figures emblématiques du cinéma au Vatican, dévoilant au passage ses quatre films préférés, un choix qui témoigne d’une sensibilité à la fois populaire et profonde.
- Le pape Léon XIV a accueilli des réalisateurs et acteurs de renom tels que Cate Blanchett, Chris Pine, Spike Lee, Viggo Mortensen et Monica Bellucci.
- L’objectif de cette rencontre est de renforcer le dialogue entre le Vatican et le monde du cinéma.
- Parmi les films favoris du pape figurent La Mélodie du bonheur, La Vie est belle, C’est une vie merveilleuse et Les gens ordinaires.
Une image vaut mille mots, et l’annonce de cette rencontre a suscité l’enthousiasme, rappelant presque une affiche de film : « Bravo ! — Pape Léon. » Ce mercredi, le Vatican a ouvert ses portes à des stars du septième art, dans le cadre d’une initiative visant à « approfondir le dialogue avec le monde du cinéma », selon les déclarations officielles.
Mais l’événement a pris une tournure plus personnelle lorsque le pape Léon XIV a révélé ses quatre films de prédilection. Un choix qui, loin d’être élitiste, révèle une sensibilité à des œuvres populaires mais porteuses de messages universels.
La Mélodie du bonheur (1965), avec Julie Andrews, occupe une place spéciale dans le cœur du pape. Il évoque avec tendresse « de superbes chansons, de superbes rideaux, des oies sauvages qui volent avec la lune sur leurs ailes… » et l’audace de religieuses cachant des pièces détachées dans des voitures pour permettre à la famille Trapp de fuir le régime nazi en Autriche.
Un autre classique, C’est une vie merveilleuse (1946) de Frank Capra, a également touché le pape. L’histoire de George Bailey, interprété par Jimmy Stewart, qui remet en question le sens de son existence, résonne particulièrement. Le film met en scène un ange, Clarence, qui lui révèle l’impact positif de sa vie sur son entourage. Comme le dit Clarence dans le film :
« C’est étrange, n’est-ce pas ? La vie de chaque homme touche tellement d’autres vies. Lorsqu’il n’est pas là, il laisse un trou horrible, n’est-ce pas ? »
Clarence, personnage de C’est une vie merveilleuse
Le pape a également cité Les gens ordinaires (1980), réalisé par Robert Redford, un film poignant sur le deuil et la reconstruction d’une famille après la perte d’un fils. Il a particulièrement retenu les paroles d’un psychiatre, interprété par Judd Hirsch :
« Les sentiments sont effrayants. Et parfois ils sont douloureux. Et si vous ne ressentez pas de douleur, alors vous ne ressentirez rien d’autre non plus. »
Psychiatre, personnage de Les gens ordinaires
Enfin, le pape Léon XIV a exprimé son admiration pour La Vie est belle (1997), le chef-d’œuvre de Roberto Benigni. Dans ce film, Guido, un libraire juif italien, utilise l’humour et l’imagination pour protéger son fils de l’horreur d’un camp de concentration. Si le film a été salué pour son originalité, il a également suscité des controverses quant à la possibilité de faire rire dans un contexte aussi tragique. Benigni avait déclaré au Guardian : « Rire et pleurer viennent du même point de l’âme, non ? »
Le choix de ces films, bien que ne surprenant pas les critiques, témoigne d’une sensibilité particulière. Ils ne sont pas exempts d’obscurité, de tristesse et de références à des événements historiques douloureux. Mais, malgré tout, ils laissent entrevoir des lueurs d’espoir et d’inspiration.