Publié le 15 octobre 2025 à 21h00. Les importations belges de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de Russie ont connu une hausse spectaculaire cet été, soulevant des questions sur les flux énergétiques européens à l’approche de nouvelles réglementations.
- La Belgique a enregistré une augmentation de 113,5 % des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe entre juin et août.
- Une part significative de ce gaz importé est destinée à être réexportée vers d’autres pays de l’Union européenne.
- L’UE prévoit d’introduire des restrictions plus strictes sur les importations de gaz russe à partir de 2027.
La Belgique a vu ses importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe grimper de manière significative durant les mois d’été, de juin à août. Selon les données de la Banque nationale, ces importations ont augmenté de 113,5 % par rapport à la même période l’année précédente. Malgré une relative stabilité des prix du gaz, cette augmentation témoigne d’une hausse notable des volumes importés.
L’essor des importations de GNL a été particulièrement marqué en juillet et août, avec des volumes triplés par rapport à l’année précédente. Cet afflux de gaz russe modifie la balance commerciale globale de la Belgique avec la Russie, les importations se rapprochant déjà du niveau d’exportation prévu pour l’ensemble de l’année 2024.
Le port de Zeebrugge joue un rôle central dans ce phénomène. L’intégralité du GNL importé n’est pas destinée à la consommation intérieure belge. Une part importante est en effet réexportée, notamment vers d’autres États membres de l’UE. Zeebrugge, véritable plaque tournante du commerce du GNL, sert ainsi de point d’entrée pour ce gaz russe en Belgique.
L’Union européenne prévoit d’introduire des restrictions plus strictes sur les importations de gaz russe à partir de 2027. Cette décision s’inscrit dans la continuité des mesures déjà en place concernant le pétrole et le charbon russes.
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