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Les mauvaises applications de l’IA font parler d’elles, notamment dans le domaine juridique, et entraînent de sérieux problèmes.

Publié le 9 novembre 2025 13:11:00. L'utilisation croissante de l'intelligence artificielle (IA) par les avocats soulève de sérieuses inquiétudes quant à la fiabilité des informations juridiques et à l'éthique professionnelle. Des erreurs significatives, générées par des outils comme…

Les mauvaises applications de l’IA font parler d’elles, notamment dans le domaine juridique, et entraînent de sérieux problèmes.

Publié le 9 novembre 2025 13:11:00. L’utilisation croissante de l’intelligence artificielle (IA) par les avocats soulève de sérieuses inquiétudes quant à la fiabilité des informations juridiques et à l’éthique professionnelle. Des erreurs significatives, générées par des outils comme ChatGPT, conduisent à des sanctions disciplinaires et à la création de systèmes de surveillance pour traquer ces abus.

  • Des avocats sont sanctionnés pour avoir utilisé l’IA de manière négligente, en particulier pour des erreurs factuelles dans leurs documents juridiques.
  • Un nombre croissant d’avocats signalent les erreurs de leurs pairs et des bases de données recensent les « hallucinations » juridiques de l’IA.
  • Des amendes et d’autres sanctions sont imposées, mais l’impact de ces mesures sur la profession juridique reste incertain.

L’attrait de l’IA pour les professionnels du droit réside dans sa capacité à faciliter la rédaction de documents complexes, tels que des conclusions juridiques. Cependant, cette commodité s’accompagne d’un risque accru d’erreurs, car les chatbots ont tendance à inventer des informations. Le New York Times a récemment mis en lumière cette tendance préoccupante, signalant une augmentation des sanctions à l’encontre des avocats qui ont utilisé l’IA sans diligence raisonnable.

Si le barreau autorise l’utilisation de l’IA, il exige que les professionnels vérifient scrupuleusement l’exactitude des informations fournies par ces outils. Or, les cas d’erreurs se multiplient, non seulement chez les avocats, mais aussi chez les justiciables qui utilisent directement des chatbots pour se représenter.

«… D’après les archives judiciaires et les entretiens avec des avocats et des universitaires, de plus en plus de cas d’erreurs liées à l’IA ont été découverts ces derniers temps dans la profession juridique. Dans certains cas, c’est parce que les gens utilisent des chatbots au lieu d’engager un avocat. Les chatbots, malgré leurs défauts, peuvent aider ceux qui n’ont pas d’avocat à « s’exprimer dans un langage que les juges comprendront » »

Jesse Schaefer, avocate en Caroline du Nord

Face à cette situation, un réseau d’avocats s’est constitué pour dénoncer les abus de l’IA et alerter l’opinion publique. Damien Charlotin, un avocat français, a notamment créé une base de données internet recensant les erreurs juridiques causées par l’IA. À ce jour, cette base de données compte déjà 509 cas répertoriés sur 11 pages, témoignant de l’ampleur du problème.

Selon Stephen Gillers, professeur d’éthique à la faculté de droit de l’Université de New York, ces affaires nuisent à la réputation de la profession juridique et devraient inciter les avocats du monde entier à la prudence.

« Les avocats du monde entier devraient avoir honte de ce que font certains de leurs collègues. »

Stephen Gillers, professeur d’éthique à la faculté de droit de l’Université de New York

La question de la responsabilité et de la régulation de l’IA dans le domaine juridique reste ouverte, et l’avenir de cette technologie dépendra de la capacité des professionnels à l’utiliser de manière éthique et responsable.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.