Publié le 7 janvier 2026. Une étude de l’Université des Philippines révèle des différences significatives dans le comportement des typhons selon les régions du pays, soulignant l’urgence de renforcer la préparation aux catastrophes naturelles.
- Les tempêtes du nord des Philippines sont généralement plus intenses mais se déplacent plus lentement.
- Les typhons dans les Visayas et Mindanao ont tendance à s’intensifier rapidement, laissant peu de temps pour se préparer.
- L’étude recommande une vigilance accrue face à tous les systèmes dépressionnaires et une surveillance constante de leur évolution.
Une nouvelle analyse des trajectoires et de l’intensité des cyclones tropicaux affectant les Philippines met en lumière des variations régionales importantes qui nécessitent une adaptation des stratégies de prévention et de gestion des risques. Réalisée par les docteurs Bernard Alan Racoma et Gerry Bagtasa de l’Institut des sciences de l’environnement et de météorologie du Collège des sciences de Diliman, cette recherche s’appuie sur l’étude de 372 cyclones tropicaux ayant touché terre entre 1979 et 2024.
L’étude, intitulée « Caractéristiques et comportement à proximité des cyclones tropicaux affectant les Philippines (1979-2024) », révèle que les tempêtes qui frappent l’île de Luçon sont souvent plus puissantes, mais se déplacent à un rythme plus lent, augmentant ainsi le risque d’inondations prolongées et de glissements de terrain. À l’inverse, les cyclones qui affectent les régions des Visayas et de Mindanao ont tendance à s’intensifier rapidement, laissant aux communautés un temps de réaction limité pour mettre en œuvre des mesures de protection.
Les chercheurs ont également constaté que, bien que les cyclones tropicaux restent généralement plusieurs jours dans la zone de responsabilité des Philippines, leur présence directe sur les côtes est relativement courte – en moyenne seulement 21 heures – avant de se déplacer vers l’intérieur des terres ou de s’éloigner. Ils insistent sur la nécessité de considérer sérieusement tout système dépressionnaire en développement et de suivre attentivement son entrée ou sa formation dans la zone de surveillance.
« L’intensification rapide se produit très rapidement – généralement en moins de 24 heures. Nous ne la comprenons pas encore complètement ; même les tempêtes faibles peuvent s’intensifier rapidement. Nous devrions éviter d’attendre qu’une tempête s’intensifie avant de nous préparer. La moitié des cyclones tropicaux qui se forment ou entrent dans la zone de surveillance touchent terre, et une intensification rapide se produit généralement dans cette région. »
Bernard Alan Racoma, docteur
Les résultats de cette étude, publiée dans la revue Tropical Cyclone Research and Review, soulignent l’importance cruciale d’une meilleure compréhension de l’évolution des cyclones tropicaux pour réduire les risques de catastrophe. La recherche a été financée par le Bureau du vice-chancelier pour la recherche et le développement de l’UPD et le Département des sciences et technologies – Conseil philippin pour la recherche et le développement de l’industrie, de l’énergie et des technologies émergentes.
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