L’enquête sur la fusillade de Bondi Beach, en Australie, le 14 décembre, a mis en lumière des liens potentiels avec l’île de Mindanao aux Philippines, une région où des groupes islamistes sont historiquement présents. Des drapeaux de l’État islamique, fabriqués artisanalement, ont été découverts dans le véhicule utilisé par les auteurs de l’attaque.
Les autorités philippines ont réagi aux informations de presse présentant Mindanao comme un centre d’extrémisme violent et un camp d’entraînement pour terroristes. Le gouvernement affirme que les groupes inspirés par l’État islamique ont été « fragmentés, privés de leadership et affaiblis sur le plan opérationnel ». Davao, la plus grande ville de Mindanao, est majoritairement catholique, mais demeure une zone où l’activité de militants islamistes a été signalée par le passé.
Selon des informations recueillies, les auteurs de la fusillade, les Akram, ont séjourné 27 jours à l’hôtel GV. Le personnel de l’établissement a déclaré qu’ils quittaient rarement leur chambre, ne s’absentant qu’une ou deux heures par jour. Si ces témoignages sont exacts, cela suggère qu’ils n’auraient pas eu le temps de se déplacer loin de Davao, voire de quitter la ville.
Interrogé sur la présence éventuelle d’éléments extrémistes islamiques au sein même de Davao, Cheikh Pasigan a répondu qu’il n’avait « aucune information » à ce sujet. Il a cependant précisé qu’il prévoyait de rencontrer prochainement un autre haut responsable religieux afin d’échanger des informations et de discuter des moyens de communiquer des renseignements sur les tireurs de Bondi à la communauté musulmane. Il a également suggéré que les dirigeants religieux pourraient mener leur propre enquête afin de fournir des éléments à la police.
Le directeur de la police régionale, Leon Victor Rosete, a indiqué dimanche que les enquêteurs continuaient de mener des investigations approfondies afin d’identifier toutes les personnes ayant eu des contacts avec les Akram et d’évaluer « d’éventuels liens avec des réseaux de soutien ». À ce stade, l’enquête se concentre sur le retracement des mouvements et des interactions des auteurs de l’attaque.