Home AffairesLes moyennes entreprises à l’arrêt : les investissements s’effondrent – ​​les inquiétudes concernant la situation des commandes augmentent – BVR

Les moyennes entreprises à l’arrêt : les investissements s’effondrent – ​​les inquiétudes concernant la situation des commandes augmentent – BVR

by Amélie Bernard

Publié le 1er décembre 2025. L’économie allemande, bien que montrant une légère amélioration, est freinée par une bureaucratie persistante et un pessimisme grandissant des entreprises de taille moyenne, qui réduisent considérablement leurs projets d’investissement.

  • La volonté d’investir des entreprises de taille moyenne a atteint son plus bas niveau depuis la crise financière de 2009.
  • La bureaucratie est citée comme le principal obstacle par 80 % des entreprises.
  • Malgré une légère amélioration de leur situation actuelle, les perspectives des entreprises pour les six prochains mois sont nettement plus sombres.

Les entreprises allemandes de taille moyenne envoient un signal d’alerte. Malgré une légère embellie de leur situation économique actuelle, elles sont confrontées à des difficultés croissantes qui pèsent sur leurs perspectives d’avenir. Une étude récente menée par DZ BANK en collaboration avec l’Association fédérale des banques populaires et Raiffeisenbanks allemandes (BVR) révèle un climat de méfiance et une baisse significative de la volonté d’investir.

Seulement 63 % des entreprises interrogées envisagent d’investir dans leur activité au cours des six prochains mois, un chiffre alarmant qui n’a pas été atteint depuis la crise des marchés financiers de 2009. Cette prudence s’explique par une conjoncture économique difficile, marquée par la hausse des droits de douane américains et un ralentissement général des commandes.

La présidente de la BVR, Marija Kolak, souligne l’urgence de la situation :

« Les petites et moyennes entreprises envoient un signal d’alarme clair : pour de nombreuses entreprises, il manque actuellement une réelle sécurité de planification et la bureaucratie reste le fardeau le plus lourd. Le paquet fiscal annoncé par le gouvernement fédéral peut apporter un soulagement, mais sans des réformes structurelles décisives, il ne sera pas possible de générer plus de confiance dans l’économie et de stimuler durablement les investissements. »

Elle insiste sur la nécessité de réformes courageuses et de grande envergure, notamment en matière d’assurances sociales, de retraites et de soins de santé, afin de réduire les coûts du travail et de rendre l’environnement économique plus prévisible.

Stefan Beismann, responsable de la clientèle d’entreprise chez DZ BANK, met en garde contre la concurrence accrue de la Chine, tant sur le plan technologique que sur celui des produits d’ingénierie. Il souligne l’importance pour les entreprises allemandes de maintenir leur avance technologique en accélérant l’innovation et les phases de développement, ce qui nécessite de meilleures conditions de localisation.

L’étude révèle une disparité sectorielle. Les entreprises de la métallurgie, de l’automobile, de la construction mécanique et du commerce de détail sont les plus pessimistes quant à leur situation actuelle, tandis que celles des secteurs des services et de la construction, plus orientées vers le marché intérieur, affichent une meilleure performance.

Bien que 61 % des entreprises interrogées évaluent leur situation actuelle comme « bonne » ou « très bonne », en légère augmentation par rapport au printemps, leurs attentes pour les six prochains mois sont en baisse. L’écart entre les opinions optimistes (26 %) et pessimistes (20 %) s’est réduit, passant de 14 points à seulement 6 points.

En parallèle, la qualité des bilans des entreprises de taille moyenne reste globalement stable, avec un indice de qualité du bilan inchangé à 125,2 points. Le ratio de fonds propres a même atteint un niveau record de 31,0 %, témoignant d’une volonté des entreprises d’accroître leur résilience financière face à l’incertitude économique.

L’étude « Focus sur les petites entreprises » est basée sur les réponses de plus de 1 000 entreprises de taille moyenne, recueillies entre le 9 septembre et le 14 octobre 2025. L’analyse du bilan VR repose sur près de 2,6 millions de comptes annuels d’entreprises clientes des banques Volksbanks et Raiffeisenbanks pour les années 2001 à 2024.

Contact :
Mirja Lehleuter, porte-parole de DZ BANK
Tél. +49 69 7447-57378
[email protected]

Cornelia Schulz, porte-parole du BVR
Tél. +49 30 2021-1330
[email protected]

Association fédérale des banques populaires et Raiffeisenbanks eV allemandes (BVR)

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