Édition française
En continu
---Advertisement---

Affaires

Les prix du pétrole se stabilisent en prévision de la décision de l’OPEP+ sur les approvisionnements

Publié le 31 octobre 2024 à 20h38. Les prix du pétrole se sont stabilisés en fin de semaine, malgré des tensions géopolitiques concernant le Venezuela et l'anticipation d'une nouvelle augmentation de la production par l'OPEP+, tandis que l'impact…

Les prix du pétrole se stabilisent en prévision de la décision de l’OPEP+ sur les approvisionnements

Publié le 31 octobre 2024 à 20h38. Les prix du pétrole se sont stabilisés en fin de semaine, malgré des tensions géopolitiques concernant le Venezuela et l’anticipation d’une nouvelle augmentation de la production par l’OPEP+, tandis que l’impact des sanctions américaines contre la Russie sur le marché continue d’être évalué.

  • Le prix du brut West Texas Intermediate a légèrement augmenté, à 60,98 $ le baril (environ 56,50 €), avec peu de variation par rapport à la semaine précédente.
  • Les États-Unis ont écarté l’option d’une intervention militaire au Venezuela, ce qui a apaisé les craintes d’une perturbation de l’approvisionnement.
  • Les traders évaluent l’impact des sanctions américaines contre les géants pétroliers russes Rosneft et Loukoïl, qui ont entraîné une hausse des prix du diesel.

La perspective d’une nouvelle augmentation modérée de la production par l’OPEP+ lors de sa prochaine réunion, début novembre, contribue à la stabilité actuelle des prix. Les délégués s’attendent à une hausse de 137 000 barils par jour (environ 127 000 m³), conformément aux attentes du marché. Cette décision intervient dans un contexte d’offre excédentaire mondiale, mais aussi de tensions géopolitiques susceptibles de perturber l’approvisionnement.

En début de semaine, les prix du pétrole avaient brièvement augmenté suite à des informations faisant état de préparatifs américains pour des frappes militaires contre des cibles au Venezuela, notamment des installations militaires soupçonnées d’être utilisées pour le trafic de drogue. Ces informations, rapportées par le Wall Street Journal et le Miami Herald, ont suscité des inquiétudes quant à une possible interruption de l’approvisionnement en provenance de Caracas. Cependant, le président américain Donald Trump a rapidement démenti toute intention d’escalade militaire, ce qui a entraîné une baisse des prix à terme. Trump a affirmé qu’il n’avait pas pris la décision de lancer de telles frappes.

Les marchés avaient anticipé une possible perturbation de l’approvisionnement vénézuélien suite au déploiement de forces navales américaines dans les Caraïbes. Les analystes estiment qu’une campagne militaire ciblerait probablement l’infrastructure énergétique, afin de ne pas compromettre les revenus nécessaires à la stabilisation du pays.

« Si l’objectif des États-Unis est un changement de régime, il serait dans leur intérêt de maintenir l’infrastructure énergétique en grande partie intacte, car cela fournirait un soutien financier à tout gouvernement qui succéderait au président vénézuélien Nicolas Maduro. »

Gregory Bro, analyste géopolitique chez Eurasia Group

Parallèlement, les traders continuent d’évaluer l’impact des sanctions américaines contre les deux plus grandes sociétés pétrolières russes, Rosneft et Loukoïl. Le patron de TotalEnergies a souligné que le marché sous-estimait les conséquences de ces sanctions. Les raffineries, qui importent plus de la moitié du brut russe en Inde, ont temporairement suspendu leurs achats. Le président de Total a déclaré que les marchés pétroliers sous-estiment l’impact de ces sanctions.

Le prix du brut West Texas Intermediate a baissé de plus de 10 % cette année, en raison d’une augmentation de l’offre, tant au sein de l’OPEP et de ses alliés que de l’extérieur, qui dépasse la croissance de la demande. La réunion de l’OPEP+ est donc cruciale pour l’avenir des marchés pétroliers mondiaux. L’alliance a déjà rétabli une partie des réductions de production mises en place précédemment, soit 2,2 millions de barils par jour (environ 2,03 millions de m³), plus tôt que prévu, et adopte désormais une approche plus prudente.

Alors que le marché du brut est confronté à une offre excédentaire, le marché des produits raffinés se montre plus robuste, notamment en raison des sanctions américaines contre Rosneft et Loukoïl. Les prix du diesel ont atteint leur plus haut niveau par rapport au pétrole brut depuis le début de l’année 2024, ce qui a stimulé les marges de raffinage et pourrait soutenir la demande de brut.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.