Publié le 14 décembre 2025 03:57:00. La conclusion de la carrière de John Cena lors de Saturday Night a suscité des réactions mitigées, entre hommage à une légende et critiques sur la manière dont la WWE gère sa transition vers une nouvelle génération de stars.
- Le dernier match de John Cena, conclu par une soumission face à Gunther, a divisé les fans.
- La gestion de la WWE, notamment par Triple H, est de plus en plus remise en question pour ses choix scénaristiques.
- L’incapacité de la WWE à construire de nouvelles figures de proue, en dehors de Roman Reigns et Seth Rollins, inquiète quant à l’avenir du divertissement sportif.
La soirée de Saturday Night a été avant tout une célébration de l’illustre carrière de John Cena. Pourtant, la manière dont cette carrière s’est achevée, avec une défaite par soumission face à Gunther, a laissé un goût amer à de nombreux spectateurs. Si la tradition veut que les légendes quittent le ring sur un revers, l’exécution a été jugée maladroite par une partie du public présent à la Capital One Arena de Washington, D.C., qui a notamment hué Triple H.
L’événement a également mis en lumière les difficultés de la WWE à faire émerger de nouveaux talents. L’opportunité donnée au champion NXT, Oba Femi, face à Cody Rhodes, s’est soldée par une disqualification controversée suite à l’intervention de Drew McIntyre. Un schéma récurrent, selon les observateurs, qui illustre une tendance à privilégier des fins de match abruptes plutôt que de laisser les jeunes lutteurs s’imposer naturellement. Des incidents similaires ont également eu lieu lors de Survivor Series, avec une victoire par disqualification de l’équipe de Brock Lesnar.
Au-delà des résultats sportifs, c’est la direction créative de la WWE qui est pointée du doigt. Michael Cole, commentateur emblématique, a même déclaré, de manière apparemment scénarisée, que « la lutte professionnelle a détruit le divertissement sportif », une affirmation surprenante dans un contexte où la WWE cherche à attirer un public plus large via des partenariats avec des plateformes comme Netflix.
L’avenir immédiat de la WWE apparaît incertain. Si des noms comme Jey Uso et LA Knight suscitent l’intérêt, ils manquent encore de la stature nécessaire pour incarner la nouvelle génération. Des espoirs comme Bron Breakker et Dominik Mysterio peinent également à s’imposer. La fin de l’ère Cena, dans ce contexte trouble, est perçue comme un signal d’alarme par certains. John Cena lui-même, connu pour son pragmatisme, semble conscient des enjeux et a toujours privilégié « ce qui est le mieux pour les affaires », comme il l’a exprimé lors de ses adieux.
La soirée a également été marquée par des matchs plus courts que prévu, comme celui opposant Sol Ruca à Bayley (9 minutes 25) ou celui entre AJ Styles et Dragon Lee face à Je’Von Evans et Leon Slater (6 minutes 30). Ces choix scénaristiques, combinés aux controverses mentionnées précédemment, soulignent les difficultés de la WWE à offrir un spectacle cohérent et satisfaisant à ses fans.
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