Publié le 26 octobre 2025 à 11h33. Les Forces de soutien rapide (RSF), un groupe paramilitaire soudanais, affirment avoir pris le contrôle du quartier général de l’armée gouvernementale à El-Fasher, ville clé de la région du Darfour, suscitant des craintes de nouvelles atrocités contre les civils.
- Les RSF contrôlent désormais le dernier bastion de l’armée gouvernementale dans le Darfour, une région riche en ressources.
- La prise d’El-Fasher pourrait entraîner une escalade de la violence et un massacre de civils, notamment les réfugiés déjà vulnérables.
- Le conflit entre l’armée soudanaise et les RSF, qui dure depuis près de deux ans, a déplacé plus de 14 millions de personnes et fait des dizaines de milliers de morts.
La ville d’El-Fasher, assiégée depuis plus d’un an, est au cœur des préoccupations. Des habitants ayant récemment fui la région témoignent de vols, de viols et de meurtres commis par les combattants des RSF. La situation humanitaire est désespérée, avec un accès limité à la nourriture et aux soins médicaux.
En avril dernier, les RSF avaient déjà été accusés d’avoir tué des civils lors d’une attaque contre un camp de réfugiés près d’El-Fasher. Plusieurs civils avaient alors été tués. Les forces paramilitaires sont accusées de cibler spécifiquement les populations d’origine africaine du Darfour, tandis que leurs combattants sont majoritairement issus de groupes arabes.
Les RSF cherchent à prendre le contrôle de l’ensemble du Darfour, une région riche en or. Le Darfour, situé à la frontière avec le Tchad, est également une voie d’approvisionnement facile en armes pour les groupes armés.
Ce conflit, qui dure depuis près de deux ans, a provoqué une crise humanitaire sans précédent au Soudan. Quelque 14 millions de Soudanais ont été déplacés et des dizaines de milliers ont perdu la vie. L’ONU et les organisations humanitaires alertent sur le fait que le Soudan est confronté à la plus grave crise humanitaire au monde.
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