Publié le 30 septembre 2025 à 07h59. Un effondrement spectaculaire d’un internat islamique centenaire dans la province de Java oriental, en Indonésie, a fait au moins cinq morts et laissé des dizaines d’étudiants piégés sous les décombres. Les opérations de sauvetage se poursuivent dans l’urgence pour tenter de secourir les survivants.
- Au moins cinq étudiants ont perdu la vie et plus de 100 ont été blessés dans l’effondrement.
- Les équipes de secours luttent contre l’instabilité des décombres pour atteindre les personnes potentiellement prises au piège.
- Une extension illégale du bâtiment pourrait être à l’origine de la catastrophe.
Les secours ont passé une nuit entière à extraire des étudiants des décombres du pensionnat islamique Al Khoziny, situé dans la ville de Sidoarjo. L’effondrement s’est produit lundi, mais les efforts pour localiser et secourir les survivants se poursuivent sans relâche. Les sauveteurs ont réussi à acheminer de l’oxygène et de l’eau aux personnes ensevelies, dans l’espoir de les maintenir en vie jusqu’à leur extraction.
Les opérations de sauvetage ont été brièvement interrompues mardi matin après un nouveau mouvement des décombres, suscitant la panique parmi les équipes et les familles présentes sur les lieux. Les autorités ont exhorté à la prudence et ont mis en place un périmètre de sécurité autour du bâtiment instable.
La plupart des victimes sont des garçons âgés de 12 à 18 ans, scolarisés de la septième à la onzième année. Les familles, rassemblées dans les hôpitaux et près du site de l’effondrement, attendent avec angoisse des nouvelles de leurs enfants. Un avis affiché sur place recensait initialement 65 élèves portés disparus, un chiffre révisé à 38 par l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB) en milieu de journée.
« Oh mon Dieu… mon fils est toujours enterré, oh mon Dieu, aidez-moi ! »
Mère en détresse
Les difficultés rencontrées par les équipes de secours sont considérables. Les décombres, constitués de lourdes plaques de béton et de matériaux divers, sont instables et présentent un risque constant d’effondrement supplémentaire. L’utilisation d’engins lourds est limitée par crainte d’aggraver la situation.
Selon les premières investigations, l’effondrement pourrait être lié à des travaux d’extension non autorisés. La structure d’origine, construite en 1920 et officiellement établie en 1927, n’aurait pas pu supporter le poids des deux étages supplémentaires ajoutés sans permis. Abraham Abast, porte-parole de la police provinciale, a déclaré que la fondation du bâtiment ancien n’avait manifestement pas pu résister à la surcharge.
Les pesantren, internats islamiques, sont une institution importante en Indonésie, le pays musulman le plus peuplé au monde. En 2024, on comptait plus de 42 400 pesantren accueillant 3,4 millions d’étudiants, encadrés par 370 000 enseignants et prédicateurs islamiques. Al Khoziny, nommé d’après KH Raden Khozin Khoiruddi, une figure influente de Java oriental, est le plus ancien de la province et a accueilli de nombreux érudits islamiques au fil des ans.
L’hôpital général de Notopuro a confirmé le décès de deux étudiants supplémentaires mardi, portant le nombre total de victimes à cinq. Parmi les 75 étudiants et deux enseignants toujours hospitalisés, certains se trouvent dans un état critique. Au moins un étudiant a subi une amputation du bras et deux autres ont été opérés pour des blessures à la tête.
Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de l’effondrement et établir les responsabilités.
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