Les enseignants ghanéens menacent de faire grève si le gouvernement maintient sa décision de rouvrir les écoles le 31 mai, craignant une exposition accrue à la pandémie de COVID-19. Le syndicat des enseignants estime que la situation sanitaire actuelle ne permet pas un retour en classe en toute sécurité.
Alors que le nombre de cas confirmés au Ghana approche les 6 000, les enseignants s’inquiètent de la propagation du virus dans les établissements scolaires, où les élèves et le personnel sont amenés à se rassembler quotidiennement. Ils jugent qu’une réouverture prématurée serait « irrationnelle » compte tenu de l’évolution de la pandémie.
Le syndicat a clairement indiqué qu’il s’opposerait à toute réouverture des écoles publiques et privées si le délai de fermeture initial n’était pas prolongé. « Nous n’accepterons pas d’exposer nos élèves et notre personnel à un tel danger », ont-ils déclaré. Ils estiment que les écoles représentent un terrain fertile pour la propagation du virus en raison de la forte concentration de personnes.
À ce stade, le gouvernement ghanéen n’a pas réagi officiellement à ces menaces de grève. La décision de rouvrir les écoles, initialement prévue pour le 31 mai, reste donc suspendue à une éventuelle négociation entre les autorités et les représentants du corps enseignant.
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