Home NouvellesLes syndicats formels mettent en garde contre la paralysie de leur travail pendant 48 heures si les attaques contre les bus se poursuivent

Les syndicats formels mettent en garde contre la paralysie de leur travail pendant 48 heures si les attaques contre les bus se poursuivent

by Nicolas Lefèvre

Publié le 17 novembre 2025 à 04h08. Les entreprises de transport de Lima et Callao menacent de débrayer après une nouvelle attaque armée contre un bus, illustrant une escalade de la violence qui inquiète le secteur et les autorités.

  • Les transporteurs formels de Lima et Callao envisagent une grève de 48 heures si de nouvelles attaques similaires à celle survenue à San Martín de Porres se produisent.
  • Ils réclament un renforcement du contrôle territorial par les forces armées et la police, ainsi que le déploiement de bases militaires mobiles dans les quartiers sensibles.
  • L’attaque survenue à San Martín de Porres a vu un bus de la compagnie San Germán pris à partie par des individus armés, sans faire de blessés parmi les passagers.

Suite à une attaque armée contre un bus de la compagnie San Germán, les entreprises de transport formelles de Lima et Callao ont annoncé la possibilité d’une grève de 48 heures. Cette décision intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la sécurité des transports publics dans la capitale péruvienne.

Martín Ojeda, porte-parole du syndicat formel des transports, a expliqué que cette mesure serait prise si un nouvel incident similaire à celui survenu à San Martín de Porres se produisait. Selon lui, la criminalité ne diminue pas et met en danger les entreprises de transport urbain ainsi que leurs usagers.

« Parce qu’il a été démontré que le taux de criminalité ne diminue pas et que cela met en danger les entreprises de transports urbains de Lima et Callao, ainsi que leurs usagers, et que si un nouvel acte criminel est commis dans les prochains jours, heures et même semaines, une grève de 48 heures sera menée »

Martín Ojeda, porte-parole du syndicat formel des transports

Le syndicat a également officialisé sa demande d’un contrôle territorial renforcé par les forces armées et la police nationale, ainsi que du déploiement de bases militaires mobiles dans les zones les plus critiques de la capitale. Ils recommandent également de prolonger l’état d’urgence.

Dans un communiqué, les transporteurs affirment qu’ils ne se soumettront pas à la terreur ni à l’inaction de l’État. Ils se disent prêts à recourir à une grève générale de 48 heures en guise de légitime défense si un nouvel acte criminel est commis contre les transports urbains traditionnels et conventionnels.

Ils exhortent également le président de la République, José Jerí, et l’ensemble de l’État à « agir sans pitié » contre le crime organisé.

Attaque à San Martín de Porres

Ce dimanche, un bus de l’entreprise San Germán a été la cible de tirs par des individus armés à l’intersection de l’avenue Germán Aguirre et de la rue Las Magnolias, dans le quartier de San Martín de Porres. L’unité, qui transportait des passagers, a été touchée par douze balles, suscitant l’inquiétude des riverains.

Les auteurs de l’attaque, circulant à moto, ont filmé les faits pour les diffuser sur les réseaux sociaux. Le conducteur a réussi à s’en sortir indemne en se jetant au sol, permettant au bus de parcourir une cinquantaine de mètres avant de s’immobiliser. Aucun passager n’a été blessé.

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