Home AffairesLes transactions sont lentes, mais l’équilibre est rétabli… Perspectives du marché immobilier de Realtor.com pour l’année prochaine

Les transactions sont lentes, mais l’équilibre est rétabli… Perspectives du marché immobilier de Realtor.com pour l’année prochaine

by Amélie Bernard

Publié le 19 décembre 2025 16h04. Le marché immobilier français devrait connaître une reprise modérée l’année prochaine, avec une légère baisse des taux d’intérêt et une augmentation du nombre de biens disponibles, mais des contraintes persistent en raison des taux immobiliers hérités et d’un marché du travail encore tendu.

  • Les prix des logements devraient augmenter d’environ 2,2 % en 2025.
  • Le nombre de transactions immobilières devrait progresser de 1,7 % par rapport à 2024, mais rester inférieur aux niveaux d’avant la pandémie.
  • Le pouvoir d’achat des ménages devrait s’améliorer grâce à la stabilisation des taux d’intérêt et à la croissance des revenus.

Malgré une conjoncture économique incertaine, le marché immobilier français montre des signes de stabilisation. Selon les prévisions de Realtor.com, une société d’informations immobilières en ligne, les taux d’intérêt des prêts hypothécaires devraient baisser à une moyenne de 6,3 % en 2025, ce qui atténuera en partie le fardeau financier pour les acquéreurs potentiels. Les prix des logements devraient continuer leur progression, avec une hausse d’environ 2,2 %, après une augmentation similaire cette année.

Cependant, cette reprise reste fragile. Le volume des transactions immobilières devrait augmenter légèrement, de l’ordre de 1,7 % par rapport à 2024, atteignant 4,13 millions d’unités. Néanmoins, ce chiffre reste bien en deçà des niveaux considérés comme normaux, car les prix élevés de l’immobilier et les taux d’intérêt, bien qu’en baisse, continuent de freiner la demande.

Un phénomène majeur qui pèse sur le marché est le « blocage des taux d’intérêt ». Une grande majorité des propriétaires actuels, environ quatre sur cinq, bénéficient de taux hypothécaires inférieurs à 6 %. Cette situation les dissuade de vendre et d’acquérir un nouveau bien à un taux plus élevé, limitant ainsi l’offre de biens disponibles. Les experts prévoient que cette situation continuera de peser sur le nombre de transactions en 2025.

« Les ventes de maisons seront considérablement limitées l’année prochaine en raison du phénomène de blocage des taux d’intérêt, et la demande d’achat sera probablement limitée uniquement à des facteurs inévitables tels que les transferts d’emploi ou les circonstances familiales. »

Expert du marché immobilier

Si les prix nominaux continuent d’augmenter, les prix réels, ajustés à l’inflation, devraient légèrement diminuer pour la deuxième année consécutive. L’inflation prévue de plus de 3 % en 2025 devrait compenser une partie de la hausse des prix de l’immobilier, améliorant ainsi le pouvoir d’achat des ménages. Bien que cette évolution soit difficile à percevoir pour les acheteurs et les vendeurs, elle constitue un facteur positif.

L’amélioration de l’abordabilité du logement sera également favorisée par la stabilisation des taux d’intérêt et la croissance des revenus. Le taux d’intérêt hypothécaire fixe sur 30 ans devrait atteindre en moyenne 6,3 % en 2025, en légère baisse par rapport à la moyenne de 6,6 % de 2024. En conséquence, le montant du versement hypothécaire mensuel pour l’achat d’une maison de prix moyen devrait diminuer d’environ 1,3 % par rapport à cette année, une première depuis 2020.

Parallèlement, l’offre de logements à vendre devrait continuer d’augmenter, bien que le rythme de cette augmentation ralentisse progressivement. Les « inscriptions actives » devraient progresser de 8,9 % en 2025, après des augmentations plus importantes les années précédentes. Cette augmentation de l’offre, combinée à un ralentissement de la croissance des prix, devrait favoriser un marché plus équilibré, où les acheteurs auront plus de pouvoir de négociation.

Enfin, le marché locatif devrait également connaître un ralentissement de la croissance des loyers, en particulier dans les régions du Sud et de l’Ouest. L’augmentation de l’offre de logements multifamiliaux à louer devrait entraîner une baisse des loyers, offrant ainsi aux locataires davantage d’options et de flexibilité. Les villes comme Las Vegas, Atlanta et Austin devraient connaître des baisses de loyers significatives.

Les logements neufs pourraient également devenir une alternative intéressante aux logements existants, grâce aux incitations offertes par les constructeurs pour réduire les stocks et stimuler les ventes. Le prix au pied carré des maisons neuves est actuellement inférieur à celui des maisons existantes.

Jun Choi, journaliste invité, Hankook Ilbo, Amérique

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