Publié le 9 octobre 2025 à 14h30. Le secteur de la construction sud-coréen connaît un ralentissement marqué, avec un volume de mises en chantier en août qui a chuté de 40 %, atteignant son niveau le plus bas depuis la crise financière mondiale de 2009. Cette contraction s’explique par une conjoncture économique difficile et une incertitude croissante sur le marché immobilier.
- Le volume total des mises en chantier de janvier à août 2025 s’élève à 50,43 millions de m² (17 % de moins qu’à la même période l’année précédente).
- La construction résidentielle est particulièrement touchée, avec une baisse de 30,6 % sur les huit premiers mois de l’année.
- L’incertitude politique et économique, ainsi que la hausse des coûts de construction, freinent les investissements.
Selon les données publiées par l’Institut coréen de recherche sur l’industrie de la construction, le volume des mises en chantier a connu une légère reprise en juin et juillet, mais cette tendance s’est inversée en août, avec une chute spectaculaire de 40 %. Ce recul porte le total des mises en chantier de janvier à août à 50,43 millions de m², un chiffre qui n’a été dépassé qu’en 2009, lorsque la crise financière mondiale avait paralysé le secteur.
La construction résidentielle accuse le plus fort repli, avec une diminution de 30,6 % sur les huit premiers mois de l’année, atteignant 16,03 millions de m². Les ventes d’appartements sont en baisse, en raison de la hausse des coûts des projets, de la détérioration de la rentabilité et d’un climat d’incertitude économique et politique. La zone métropolitaine (Séoul, Incheon et Gyeonggi) est particulièrement affectée, avec une baisse de 29,1 % des mises en chantier résidentielles.
Le secteur non résidentiel n’est pas épargné, avec une diminution de 8,6 % du volume des mises en chantier. La construction industrielle a connu une baisse de 11,6 %, tandis que les autres types de construction ont reculé de 21,6 %. L’incertitude liée aux politiques commerciales américaines et la restructuration de l’industrie pétrochimique pèsent sur les investissements dans les infrastructures.
Par région, la zone métropolitaine a enregistré une baisse de 10,2 % des mises en chantier, tandis que les régions hors zone métropolitaine ont connu une contraction encore plus forte, de 23,8 %. Seule la province du Chungcheong du Nord a fait preuve de résilience.
L’Institut de recherche sur l’industrie de la construction anticipe une prolongation de cette période de stagnation des investissements dans la construction. Il souligne la nécessité de relancer les finances publiques et d’attirer de nouveaux projets stratégiques dans les zones locales.
« Au lieu de simplement stimuler temporairement l’économie de la construction, nous devons poursuivre de futurs projets stratégiques qui peuvent jeter les bases d’une croissance à moyen et long terme en utilisant l’expansion de la construction publique comme tremplin. »
Park Cheol-han, chercheur à l’Institut coréen d’ingénierie et de construction de la construction
Hong Jae-young, Money Today