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Les utilisateurs SAP déconcertés par Business Data Cloud • The Register

by Thomas Caron

Publié le 14 février 2025 à 18h30. Les utilisateurs de SAP expriment leur manque d’information concernant la nouvelle plateforme Business Data Cloud (BDC) lancée en février, suscitant des inquiétudes quant à sa compatibilité avec les systèmes existants et sa réelle valeur ajoutée.

  • Une étude menée par le DSAG révèle que 83 % de ses membres connaissent peu ou pas la plateforme BDC.
  • Les utilisateurs manquent d’informations sur les capacités d’intégration, les modèles de licence et les différences avec les solutions de données SAP précédentes.
  • Le DSAG appelle à une plus grande transparence de la part de SAP concernant les avantages et les conditions d’utilisation de BDC.

L’adoption de la nouvelle plateforme de données et d’analyse de SAP, Business Data Cloud (BDC), peine à convaincre ses utilisateurs. Selon une étude récente du DSAG (Deutsche SAP-Anwendergruppe), l’association allemande, autrichienne et suisse des utilisateurs de SAP, une large majorité d’entre eux (83 %) avoue ne pas bien connaître cette nouvelle offre lancée en février. Seuls 15 % des membres du DSAG se disent bien informés sur les fonctionnalités et les implications de BDC.

Ce manque de clarté concerne notamment les capacités d’intégration de la plateforme, les modèles de licence et de tarification, ainsi que les différences notables par rapport aux solutions de données SAP déjà en place. Les entreprises craignent de ne pas avoir les éléments nécessaires pour évaluer correctement l’intérêt de BDC pour leurs activités.

« De nombreuses entreprises manquent encore de conseils en matière de Business Data Cloud. C’est pourquoi nous attendons une plus grande transparence de la part de SAP. »

Jens Hungershausen, président du conseil d’administration du DSAG

BDC s’inscrit dans une longue série d’initiatives de SAP en matière d’entreposage et d’analyse de données, aux côtés de solutions telles que SAP Datasphere et SAP Data Warehouse Cloud. SAP présente cette nouvelle plateforme comme un outil permettant de créer des « applications d’informations » exploitant des outils d’analyse et des modèles d’intelligence artificielle connectés aux données applicatives en temps réel. BDC prend également en charge le partage bidirectionnel de données avec des plateformes tierces, initialement via le format de table ouverte Delta Lake de Databricks.

Les membres du DSAG s’interrogent sur la compatibilité de BDC avec leurs systèmes existants, qu’ils soient basés sur le cloud ou sur site. Ils souhaitent éviter toute dépendance vis-à-vis de technologies propriétaires et demandent à SAP de fournir des informations plus précises sur les prérequis et les bénéfices concrets de la solution.

« Il ne doit y avoir aucune dépendance à l’égard de constructions commerciales individuelles, et SAP doit fournir une communication plus claire et plus d’informations sur les conditions préalables et les avantages spécifiques de la solution. Ce n’est qu’alors que le Business Data Cloud pourra devenir une véritable valeur ajoutée pour l’ensemble de la clientèle SAP. »

Jens Hungershausen, président du conseil d’administration du DSAG

Ces préoccupations font écho à celles exprimées par d’autres groupes d’utilisateurs. La semaine dernière, UKISUG, l’association des utilisateurs de SAP au Royaume-Uni et en Irlande, constatait que seulement 27 % de ses membres étaient familiers avec la nouvelle version de SAP Business Suite, également lancée en février et présentée comme un ensemble d’applications métier modulaires et composables.

Le DSAG souligne que SAP doit améliorer sa communication concernant la nouvelle Business Suite, un nom de produit utilisé depuis le début des années 2000. Soixante-dix pour cent des membres du DSAG se disent démunis face à cette offre.

« Même si la ‘nouvelle Business Suite’ n’est sur le marché que depuis relativement peu de temps, il s’agit d’un chiffre élevé pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. »

Jens Hungershausen, président du conseil d’administration du DSAG

The Register a sollicité SAP pour un commentaire.

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