Publié le 14 octobre 2025. La compagnie aérienne Plus Ultra est en pleine restructuration de son conseil d’administration, marquant un tournant après un sauvetage financier controversé et alors qu’elle poursuit son expansion.
- Les hommes d’affaires vénézuéliens Rodolfo Reyes Rojas et Joaquín Olimpio Domingues Ferreira ont quitté le conseil d’administration de Plus Ultra.
- Le conseil d’administration de la compagnie aérienne est désormais composé de neuf administrateurs, avec l’arrivée de la société Alva Skies and Wings.
- Plus Ultra a bénéficié d’un prêt de 53 millions d’euros (environ 85 millions de dollars américains) de la SEPI pendant la pandémie, suscitant des interrogations sur sa situation financière et ses liens avec le Venezuela.
Plus Ultra a procédé à une réorganisation de son conseil d’administration, se séparant de ses deux principaux actionnaires, Snip Aviation et Flyspain, ainsi que de leurs représentants. Rodolfo Reyes Rojas, représentant Snip Aviation, et Joaquín Olimpio Domingues Ferreira, représentant Flyspain, ne figurent plus parmi les administrateurs, selon les informations du registre du commerce. Reyes est également l’administrateur unique de Flyspain.
Cette décision intervient alors que Snip Aviation détient 52,8% des parts de Plus Ultra et Flyspain en possède 11,4%. La compagnie aérienne justifie cette réorganisation par un « processus d’adaptation du corps administratif et de l’organisation dans le cadre des meilleures pratiques de gouvernance d’entreprise », selon des informations rapportées par EL ESPAÑOL-Invertia.
Le départ de ces deux actionnaires s’ajoute à celui de Raïf El Arigie Harbie et de Roberto Roselli, le PDG de la compagnie aérienne, qui ont également quitté le conseil d’administration. Alva Skies and Wings, dont le fondateur de Plus Ultra, Julio Martínez Sola, est l’unique directeur, a pris leur place.
Le registre du commerce a également enregistré une modification du nombre de membres composant le conseil d’administration, qui est désormais fixé à neuf administrateurs. Plus Ultra affirme que cette réorganisation s’inscrit dans une dynamique d’expansion, tant au niveau des routes qu’au niveau de sa flotte.
La compagnie aérienne se refuse cependant à commenter plus en détail le départ de ces actionnaires. Il est important de rappeler que Plus Ultra a reçu un prêt de 53 millions d’euros de la Société d’État des Participations Industrielles (SEPI) pendant la pandémie de Covid-19. Ce prêt a suscité une vive polémique en raison du manque de caractère stratégique de la compagnie, de sa situation financière précaire et de ses liens avec le Venezuela.
À ce jour, l’entreprise a déjà remboursé 8,5 millions d’euros d’intérêts. Le remboursement du principal du prêt ne débutera qu’en 2026 et s’étalera jusqu’en 2028.
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