Publié le 5 décembre 2023 17h14. Le rachat en urgence du fabricant belge de vélos électriques Cowboy par son concurrent français Rebirth sonne le glas des investissements participatifs réalisés par des milliers de particuliers, qui voient désormais leur mise disparaître.
- La plateforme de financement participatif Crowdcube évalue désormais la valeur d’une action Cowboy à 0,0001 euro.
- Cowboy a levé plus de 10 millions d’euros auprès de près de 8 000 investisseurs via cinq campagnes de financement participatif sur Crowdcube.
- Des experts soulignent que la perte totale du capital investi est un risque inhérent aux investissements dans les start-ups et les entreprises en forte croissance.
La nouvelle a suscité une vive déception parmi les investisseurs de Cowboy, dont beaucoup sont également utilisateurs du vélo électrique bruxellois. Les forums en ligne dédiés à la marque bruissent de commentaires amers, témoignant d’un sentiment de trahison et d’impuissance.
« C’était mon premier investissement en financement participatif, je ne le ferai plus jamais. C’est plus un don qu’un investissement car une fois l’argent payé, il est parti. »
Investisseur Cowboy
« Est-ce toujours comme ça avec le financement participatif ? J’ai l’impression que c’est une grosse arnaque. »
Investisseur Cowboy
« Je pense qu’il est assez impoli de dire à vos investisseurs actuels : votre participation ne vaut plus rien. »
Investisseur Cowboy
Le rachat de Cowboy par Rebirth, annoncé récemment, intervient dans un contexte de difficultés financières pour de nombreuses entreprises du secteur de la mobilité électrique. Crowdcube, la plateforme de financement participatif ayant permis à Cowboy de lever des fonds, a fixé la valeur actuelle d’une action à seulement 0,0001 euro. Au total, plus de 10 millions d’euros ont été collectés auprès de près de 8 000 investisseurs en cinq tours de table.
Selon l’avocat Anthony Van der Hauwaert, du cabinet bruxellois Racine spécialisé en insolvabilité, ce type de situation est malheureusement courant dans le monde des start-ups et des scale-ups (entreprises en croissance rapide). « De tels problèmes sont fréquents. Le financement participatif, et plus largement tout investissement dans des jeunes entreprises, comporte des risques. Si l’entreprise échoue, l’investisseur peut se retrouver les mains vides », explique-t-il. Il rappelle que la perte du capital investi est un risque à prendre en compte dès le départ.
Cette affaire relance le débat sur la transparence et la protection des investisseurs dans le cadre du financement participatif, une forme d’investissement de plus en plus populaire mais qui reste soumise à des risques importants.
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