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L’Éthiopie et l’Érythrée … et une nouvelle étincelle de guerre

MAHA AL -HADI TABEQMaha TabeqLa tension est revenue à nouveau entre l'Éthiopie et l'Érythrée, les pays ayant une longue histoire de guerres et de trêve fragile. Le différend actuel a commencé en raison de l'échange d'accusations de soutenir…

MAHA AL -HADI TABEQ

Maha Tabeq

La tension est revenue à nouveau entre l’Éthiopie et l’Érythrée, les pays ayant une longue histoire de guerres et de trêve fragile. Le différend actuel a commencé en raison de l’échange d’accusations de soutenir les mouvements rebelles, qui pourraient enflammer une guerre ouverte dans la corne de l’Afrique, en particulier avec l’effondrement net de la région, en particulier le Soudan adjacent.

Depuis la signature de l’accord de paix entre Abi Ahmed et Asias Afwerki en 2018, la relation a semblé évoluer vers la coopération stratégique, en particulier dans la guerre contre le front Tigray. Mais cette alliance s’est rapidement effondrée après la fin de la guerre, et chaque partie est revenue pour rechercher ses propres intérêts, alors qu’Asmara accuse l’Éthiopie de soutenir les adversaires érythréens, tandis qu’Addis-Abeba accuse son voisin de nourrir et d’entraîner des groupes armés de l’Oromo et d’autres, en plus de la contrebande d’armes et de combustion des conflits frontaliers.

La frontière sourilaise-éritrée peut se transformer en couloir d’armes et de combattants, ce qui augmente le chaos de sécurité à Kassala, Qadarf et Snakat. Le Soudan peut également assister à de nouvelles vagues de déplacement, et elle souffre à l’origine d’une crise humanitaire et de l’effondrement des institutions d’État. Toute guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée fera du Soudan l’un des plus touchés.

Le différend est inséparable de la race d’influence dans la mer Rouge, où les EAU, l’Iran et la Turquie tentent de consolider sa présence sur la côte, tandis que l’Amérique cherche à contrôler l’important couloir commercial. Ce conflit peut pousser certains pouvoirs internationaux à exploiter le différend régional en leur faveur, même au détriment de la stabilité de la région.

Les opportunités d’explosion semblent être plus importantes que les chances de calme, à moins que les négociations régionales ne contrôlent les frontières et n’arrêtent pas la militarisation de la politique. Avec la faiblesse des deux systèmes à Addis-Abeba et Asmara, l’absence d’un mouvement africain fort, la crise restera ouverte à toutes les possibilités. Quant au Soudan, il fait partie de l’équation régionale, et il doit faire face intelligemment aux changements avant qu’il ne se transforme en danger.

MAHA AL -HADI TABEQ
8/2025 août

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.