Home SantéL’infirmière du NHS qui a été amputée par la jambe après une tumeur rare trouvée dans le mollet dit que le «mode de survie» l’a aidée à «rester positive»

L’infirmière du NHS qui a été amputée par la jambe après une tumeur rare trouvée dans le mollet dit que le «mode de survie» l’a aidée à «rester positive»

by Sophie Martin

Publié le 5 octobre 2025 à 23h32. Une infirmière britannique de 26 ans a subi une amputation de la jambe après la découverte d’une tumeur osseuse extrêmement rare. Elle témoigne aujourd’hui pour sensibiliser aux symptômes du cancer des os et encourager un diagnostic précoce.

  • Sophie Fay, infirmière en soins intensifs, a vu sa vie basculer après avoir ressenti des douleurs à la jambe.
  • Diagnostiquée d’un sarcome de cellules de broche de l’os, une forme rare de cancer, elle a dû subir une amputation au-dessus du genou.
  • Elle partage son histoire dans le cadre de la Semaine de sensibilisation au cancer des os pour alerter sur les signes à ne pas négliger.

Sophie Fay, 26 ans, originaire de Merseyside, a d’abord attribué les douleurs qu’elle ressentait derrière le genou de sa jambe droite, apparues en mars 2024, à une simple blessure musculaire. Ayant récemment commencé un programme d’entraînement physique, elle pensait qu’il s’agissait d’une conséquence de l’exercice. Cependant, lorsque son mollet a commencé à gonfler et à devenir chaud au toucher, ses collègues de travail ont remarqué un changement visible et l’ont incitée à consulter un médecin.

Après des examens initiaux qui suggéraient un possible caillot sanguin ou un problème musculaire, Sophie a insisté pour obtenir des réponses plus précises, d’autant plus qu’elle constatait que son mollet droit était devenu anormalement volumineux – environ six centimètres plus gros que l’autre. En novembre 2024, une IRM a révélé la présence d’une grande tumeur occupant tout son mollet. Le diagnostic a confirmé un sarcome de cellules de broche de l’os, une tumeur des tissus mous particulièrement rare.

La tumeur avait encerclé les vaisseaux sanguins et les nerfs de sa jambe, rendant l’amputation au-dessus du genou la seule option viable. L’opération a été réalisée en décembre 2024 et Sophie s’adapte désormais à la vie avec une prothèse.

Sophie partage son expérience à l’occasion de la Semaine de sensibilisation au cancer des os, organisée par le Bone Cancer Research Trust (BCRT), du 6 au 12 octobre. L’objectif est de sensibiliser le public aux symptômes du cancer des os et d’éviter que d’autres personnes ne soient confrontées à un diagnostic tardif.

« Ce fut un choc immense, mais c’était la meilleure chance d’avoir une vie normale par la suite. »

Sophie Fay, infirmière

Elle explique que l’adoption d’un état d’esprit axé sur la survie l’a aidée à accepter le diagnostic et à rester positive pendant sa convalescence.

« La seule chose que je voulais, c’était ne plus avoir de cancer, et je pensais qu’une fois que c’était parti, je pourrais gérer le reste. »

Sophie Fay, infirmière

Sophie souligne l’importance de prendre conscience de la fragilité de la vie : « On réalise que nos jours sont comptés et que nous ne sommes pas invincibles. »

Elle a repris le travail, dans un rôle non clinique pour le moment, et se sent plus émotive qu’avant. Elle aura des examens de contrôle tous les trois mois pendant les deux prochaines années pour surveiller d’éventuelles récidives.

Sophie espère que son témoignage contribuera à une meilleure sensibilisation au cancer des os et à un diagnostic plus précoce.

« Si le partage de mon histoire permet de faire parler davantage du cancer des os dans le système de santé, c’est l’essentiel. Il est facile de penser qu’il s’agit d’une simple blessure musculaire – j’ai moi-même fait cette erreur. Mais connaître les signes qui distinguent le cancer des os d’un problème musculaire pourrait éviter que des personnes comme moi ne passent à travers les mailles du filet. »

Sophie Fay, infirmière

Pour plus d’informations, consultez le site web du Bone Cancer Research Trust.

You may also like

Leave a Comment