Téhéran est le théâtre de nouvelles manifestations, les plus importantes depuis 2022, en raison de la crise économique persistante. L’escalade de la tension a provoqué une réaction forte de l’Iran, qui a menacé les États-Unis d’une riposte « rapide, décisive et globale » si Washington intervenait.
Les troubles, qui ont débuté cette semaine, ont déjà fait au moins 10 morts et entraîné l’arrestation de 132 personnes, dont des femmes et des enfants, selon l’Organisation Hengaw pour les droits de l’homme. Les affrontements les plus violents se concentrent dans les provinces de l’ouest du pays.
L’ancien président américain Donald Trump a déclaré sur son réseau social Truth Social que les États-Unis soutiendraient les manifestants iraniens en cas de répression. Il a affirmé que les États-Unis étaient « prêts à partir » si l’Iran « tuait des manifestants pacifiques, comme c’est leur habitude ».
Le ministère iranien des Affaires étrangères a immédiatement condamné ces « remarques intimidantes », accusant les États-Unis d’« escalade des tensions dans la région ». Dans un communiqué publié vendredi soir, il a précisé que « la réponse de la République islamique d’Iran à toute agression sera rapide, décisive et globale ».
Mohammad Bagher Qalibaf, un homme politique iranien, a déclaré sur X que la menace de M. Trump rendait « toutes les bases et forces américaines de la région des cibles légitimes en réponse à tout aventurisme possible ».
Les manifestations actuelles sont les plus importantes depuis celles déclenchées par la mort de Mahsa Amini, une jeune femme de 22 ans décédée en détention en 2022. Les protestataires expriment principalement leur mécontentement face à la détérioration de la situation économique, aggravée par des années de sanctions internationales et la chute de la valeur de la monnaie iranienne.
Le Département d’État américain a partagé une vidéo des manifestations sur X, saluant le « courage du peuple iranien » et sa « détermination face à la répression ».
M. Trump n’a pas précisé la nature de l’action que les États-Unis pourraient entreprendre pour soutenir les manifestants, mais il est rappelé que les États-Unis ont mené des frappes sur des installations nucléaires iraniennes en juin dernier, en coordination avec une campagne aérienne israélienne ciblant le programme atomique et les responsables militaires de Téhéran.