Publié le 24 février 2025 à 16h50. Un litige successoral impliquant la famille Agnelli, fondatrice du groupe Fiat, est au cœur d’une audience à Thoune, en Suisse, qui déterminera si le droit suisse ou italien s’applique à la succession de Marella Agnelli.
- Une audience s’est tenue jeudi à Thoune concernant l’héritage de Marella Agnelli.
- La question centrale est de savoir si la Suisse ou l’Italie est compétente pour gérer la succession.
- La décision pourrait remettre en question le partage actuel des biens.
Le tribunal de Thoune examine ce jeudi matin une affaire cruciale dans le cadre des cinq contentieux judiciaires en cours concernant l’héritage de la famille Agnelli, un nom emblématique de l’industrie automobile européenne. La famille, à l’origine du géant Fiat, continue d’exercer une influence considérable sur le secteur.
Au cœur du débat se trouve la question de la résidence principale de Marella Agnelli, décédée en 2014. Déterminer où elle vivait réellement est essentiel pour établir quelle juridiction – suisse ou italienne – est compétente pour régler sa succession.
Selon les informations du Corriere della Sera, la décision du tribunal bernois pourrait soit valider la répartition actuelle des biens, soit nécessiter une réévaluation partielle de l’héritage. Le juge de Thoune doit donc décider si la procédure se poursuivra en Suisse ou si le tribunal de Turin reprendra les rênes.
« Ce n’est qu’une histoire triste et méticuleuse, je ne comprends pas pourquoi vous continuez à la suivre »,
Margherita Agnelli, membre de la famille
John Elkann, son frère Ginevra et leur mère Margherita Agnelli ont comparu devant le tribunal. Les deux frères et sœurs souhaitent que la succession de leur grand-mère soit traitée selon le droit suisse. Margherita Agnelli, quant à elle, a engagé une procédure civile à Turin pour prouver que sa mère avait sa résidence principale en Italie.
Les héritiers Elkann espèrent ainsi consolider le règlement de la succession basé sur le droit suisse. Margherita Agnelli, en revanche, cherche à obtenir la reconnaissance de la juridiction italienne et à remettre en cause les fondements de la précédente répartition des biens.
Des documents provenant du parquet de Turin ont également été intégrés au dossier examiné à Thoune. Ces éléments visent à suggérer que la résidence suisse de Marella Agnelli pourrait avoir été purement “fictive”. Des informations concernant un éventuel accord fiscal, impliquant le versement de 183 millions d’euros par John Elkann aux autorités italiennes, figurent également parmi les pièces versées au dossier.
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