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Londres : des bénévoles aident à sauver la barbarée stricte

Plus de 1 000 plants de barbarée stricte ont été cultivés et replentés à travers Londres par des bénévoles pour restaurer l'une des espèces végétales les plus rares de la capitale.

Londres : des bénévoles aident à sauver la barbarée stricte

Plus de 1 000 plants de barbarée stricte ont été cultivés et replentés à travers Londres par des bénévoles pour restaurer l’une des espèces végétales les plus rares de la capitale.

[Nous] avons à cœur de faire participer les citoyens aux initiatives de conservation. Grâce à ce projet sur la turrite, nous avons eu le plaisir d’offrir aux riverains l’occasion unique de s’impliquer concrètement dans la préservation de l’une des plantes les plus rares de Londres.

Charlotte Harris, responsable de la conservation de la nature chez Habitats & Heritage

Des riverains et des passionnés se sont mobilisés pour sauver la barbarée stricte face à un déclin prononcé. Évaluée comme quasi menacée sur la liste rouge de la Grande-Bretagne et en danger en Angleterre, cette espèce ne survivrait plus qu’à environ 30 sites sur l’ensemble du territoire anglais. À Londres, où 185 espèces végétales ont disparu au fil du temps, ce projet cherche à inverser la tendance.

Des bénévoles cultivent la barbarée stricte

Au cœur de cette démarche se trouve le groupe des bénévoles des Mighty Mustard. En mars, ces participants ont assisté à un atelier pour apprendre à semer les graines minuscules, recevant au passage le matériel nécessaire comprenant des pots, des bacs à semis et de la terre. Les semences d’origine proviennent des derniers peuplements naturels de la plante à Londres, situés aux bois de Lesnes Abbey à Bexley et au réservoir de Stain Hill à Richmond-upon-Thames.

Charlotte Harris a également souligné l’attachement particulier qui s’est noué entre les participants et ces végétaux au fil des mois. Le projet est piloté conjointement par Citizen Zoo et Habitats & Heritage, unissant un réseau de gestionnaires de terres, de groupes communautaires et de partenaires de la conservation. Le botaniste Mark Spencer a quant à lui apporté un soutien expert tout au long du programme.

La réintroduction gagne les espaces verts

Les plants cultivés par les habitants ont trouvé une nouvelle terre d’accueil dans plusieurs espaces verts historiques et écologiques de la région londonienne. Les repiquages ont été réalisés sur des zones où l’espèce était historiquement présente.

  • Wimbledon Common
  • Hounslow Heath
  • Lesnes Abbey Woods
  • Barnes Common
  • Home Park à Hampton Court Palace, avec des spécimens cultivés séparément par l’équipe des jardins des Historic Royal Palaces et leurs propres bénévoles.

La biodiversité urbaine profite de nouveaux chantiers

Cette initiative communautaire s’inspire directement du projet Hop of Hope mené par Citizen Zoo, qui avait permis à des volontaires d’élever chez eux de grands grillons des marais avant de les relâcher dans des zones humides du Norfolk. Pour Elliot Newton, directeur du réensauvagement chez Citizen Zoo, ces actions de terrain jouent un rôle essentiel.

L’organisation place d’autres espèces menacées sur son radar, à l’instar du liseron des haies à feuilles de copse, une plante grimpante indigène britannique. Financé par le Fonds Green Roots de la Greater London Authority ainsi que par Thames Water, le projet de la barbarée stricte pourrait servir de modèle reproductible pour la préservation d’autres espèces végétales vulnérables.

Ces projets peuvent sembler modestes, mais ils contribuent à préserver l’avenir de la ville.

Elliot Newton, directeur du réensauvagement chez Citizen Zoo

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.