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L’or rebondit au-dessus de 4 000 $ alors que les marchés évaluent les réductions de la Fed et la trêve commerciale

L'or tente de se stabiliser après un repli marqué, tandis que l'euro poursuit sa progression face à un dollar affaibli et que le dollar australien bénéficie de perspectives revues à la hausse concernant la politique monétaire de la…

L’or rebondit au-dessus de 4 000 $ alors que les marchés évaluent les réductions de la Fed et la trêve commerciale

L’or tente de se stabiliser après un repli marqué, tandis que l’euro poursuit sa progression face à un dollar affaibli et que le dollar australien bénéficie de perspectives revues à la hausse concernant la politique monétaire de la Banque de réserve d’Australie (RBA). Ces mouvements témoignent d’une conjoncture économique mondiale en pleine mutation, influencée par les négociations commerciales sino-américaines et les décisions des banques centrales.

Le prix de l’or a connu une volatilité importante ces derniers jours. Après une chute de 3,2 % lors de la séance précédente, il cherche actuellement à se maintenir au-dessus de 4 000 $ l’once (environ 3 700 €). Ce rebond est lié à l’attention croissante des investisseurs envers la prochaine réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed). Initialement, les nouvelles positives concernant un accord-cadre entre les États-Unis et la Chine sur les tarifs douaniers et autres questions avaient pesé sur le cours de l’or. Cet accord, qui pourrait déboucher sur une rencontre entre les présidents Trump et Xi, a réduit l’attrait des actifs refuges comme l’or. Cependant, des données économiques américaines plus faibles que prévu ont ravivé les anticipations d’une baisse de taux d’intérêt de 0,25 % par la Fed, ce qui soutient le prix de l’or.

Parallèlement, l’euro continue de gagner du terrain face au dollar américain. Il évolue actuellement dans une fourchette étroite, entre 1,16200 et 1,16500, mais affiche une tendance haussière depuis le 22 octobre. Cette dynamique est alimentée par plusieurs facteurs affectant la confiance dans le dollar. L’instabilité budgétaire et politique aux États-Unis, les interrogations concernant l’indépendance de la Fed et les tensions géopolitiques, notamment avec la Chine, contribuent à la faiblesse de la monnaie américaine. De plus, la baisse des rendements obligataires aux États-Unis incite les investisseurs à se tourner vers l’euro, perçu comme une valeur refuge.

Enfin, le dollar australien (AUD) s’est renforcé, porté par un revirement des anticipations concernant la politique de la RBA. La probabilité d’une baisse des taux d’intérêt la semaine prochaine est passée de 60 % à seulement 15 % suite aux déclarations de Michelle Bullock, gouverneure de la RBA, qui a souligné la persistance de certaines tensions sur le marché du travail malgré une hausse du chômage. L’optimisme suscité par les progrès des négociations commerciales sino-américaines a également soutenu l’AUD, en atténuant les incertitudes économiques mondiales.

À ce stade, les marchés restent attentifs aux données économiques américaines et à toute évolution des négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine. Une nouvelle faiblesse du dollar pourrait favoriser la poursuite de la hausse de l’euro, tandis que des données sur l’inflation plus fortes que prévu pourraient inciter la RBA à maintenir ses taux d’intérêt inchangés, soutenant ainsi le dollar australien. Une détérioration des négociations commerciales ou des données économiques décevantes pourraient, en revanche, entraîner une volatilité accrue sur les marchés des changes.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.