Publié le 22 octobre 2025 à 04h25. L’Ukraine affirme avoir frappé une usine chimique russe clé avec des missiles Storm Shadow franco-britanniques, tandis que les pourparlers diplomatiques semblent s’enliser, avec l’annulation de rencontres entre dirigeants occidentaux et russes.
- L’armée ukrainienne a mené une frappe de missiles et d’avions contre une usine chimique dans la région russe de Briansk.
- Plusieurs dirigeants européens ont réaffirmé leur soutien à l’Ukraine, insistant sur la nécessité de renforcer la pression sur la Russie.
- Des rencontres diplomatiques prévues, notamment entre Donald Trump et Vladimir Poutine, ont été annulées.
L’Ukraine a annoncé avoir ciblé une usine chimique située dans la région russe de Briansk, en utilisant des missiles Storm Shadow, une arme de croisière à longue portée développée conjointement par la France et le Royaume-Uni. Selon les autorités ukrainiennes, cette usine est un élément essentiel de l’effort de guerre de Moscou. La Russie n’a pour l’instant pas commenté cette attaque.
Le Storm Shadow, capable d’atteindre des cibles jusqu’à 250 kilomètres (155 miles), est un sujet de préoccupation pour le Kremlin, qui avait averti l’Occident contre la fourniture d’armes permettant des frappes à longue portée. Kiev, de son côté, souligne l’importance de ces missiles pour attaquer des infrastructures russes stratégiques.
Cette attaque intervient alors que plusieurs dirigeants européens, dont le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ont publié une déclaration commune réaffirmant leur soutien indéfectible à l’Ukraine. Ils ont insisté sur la nécessité de maintenir une pression maximale sur l’économie et l’industrie de défense russes jusqu’à ce que le président Poutine accepte de négocier une paix durable. Ils ont souligné que l’Ukraine doit se trouver dans la position la plus forte possible avant, pendant et après tout cessez-le-feu.
Parallèlement, la diplomatie semble au point mort. L’ancien président américain Donald Trump a annoncé l’annulation d’une rencontre prévue avec le président Poutine à Budapest, estimant qu’une telle réunion serait improductive sans perspectives de résultats concrets. Trump avait initialement annoncé cette rencontre, mais a finalement changé d’avis.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de divergences croissantes entre Trump et certains pays européens, notamment les Pays-Bas, concernant la stratégie à adopter vis-à-vis de l’Ukraine. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte s’est rendu aux États-Unis afin de tenter de rallier Trump au camp européen et de l’encourager à soutenir l’Ukraine. Les deux hommes devraient également discuter d’une récente rencontre entre Trump et Zelensky.
La Russie, quant à elle, maintient ses exigences pour entamer des négociations, notamment la cession de la région du Donbass par l’Ukraine et le démantèlement complet de son armée, des conditions que Kiev rejette catégoriquement. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a réaffirmé cette position cette semaine.
Une réunion préparatoire entre le secrétaire d’État américain et son homologue russe, Sergueï Lavrov, a également été annulée. Cependant, la Maison Blanche a indiqué que les deux hommes avaient eu une conversation téléphonique « productive », rendant une rencontre supplémentaire inutile.
La situation sur le terrain reste tendue. Hier soir, Kiev a été la cible de nouvelles frappes aériennes russes, au cours desquelles au moins six personnes, dont deux enfants, ont perdu la vie. Le maire de la capitale ukrainienne a fait état de plusieurs explosions dans la ville.
Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, s’entretiendra aujourd’hui avec le président américain Trump au sujet de la guerre en Ukraine.
Selon le Financial Times, la récente rencontre entre Trump et Zelensky aurait été tendue, Trump ayant apparemment exhorté Zelensky à céder une partie du Donbass à la Russie.
