L’Ukraine espère pouvoir libérer jusqu’à 1 200 prisonniers de guerre grâce à la reprise des négociations avec la Russie, a annoncé dimanche le président Volodymyr Zelensky. Cette perspective d’échange intervient après des progrès signalés par les autorités ukrainiennes et une médiation menée par la Turquie et les Émirats arabes unis.
« Nous comptons sur la reprise des échanges de prisonniers de guerre », a écrit le président Zelensky sur le réseau social X. « De nombreuses réunions, négociations et appels sont en cours pour garantir cela. »
Le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine, Rustem Umerov, a précisé samedi que des consultations avaient eu lieu, sous la médiation de la Turquie et des Émirats arabes unis, afin de réactiver les accords d’échange de prisonniers négociés à Istanbul. Ces accords, établis en 2022, visent à faciliter des échanges importants et coordonnés de prisonniers. Moscou n’a pour l’instant pas réagi à ces annonces.
Selon M. Umerov, des consultations techniques sont prévues prochainement pour finaliser les détails logistiques et procéduraux. L’objectif affiché est de permettre aux prisonniers libérés de « célébrer le Nouvel An et les fêtes de Noël chez eux, en famille ».
Par ailleurs, la région ukrainienne d’Odessa a été la cible de frappes de drones russes dans la nuit de dimanche à lundi, endommageant notamment une centrale solaire, a indiqué le service d’urgence ukrainien. Ces attaques s’inscrivent dans un contexte de recrudescence des offensives russes, qui ont provoqué des pannes d’électricité à travers le pays à l’approche de l’hiver.
L’armée de l’air ukrainienne a annoncé avoir intercepté ou neutralisé 139 drones sur les 176 lancés par la Russie. Le ministère russe de la Défense a quant à lui affirmé avoir pris le contrôle de deux localités dans la région de Zaporizhzhia, dans le sud de l’Ukraine. Les forces ukrainiennes ont également revendiqué des frappes contre une importante raffinerie de pétrole dans la région russe de Samara, ainsi que contre un entrepôt de drones dans la région de Donetsk, en territoire partiellement occupé par la Russie. Ces informations n’ont pas été confirmées par les autorités russes.
La ligne de front s’étend désormais sur près de 1 250 kilomètres, selon les responsables ukrainiens, et l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, intensifie ses attaques, mettant à rude épreuve les forces ukrainiennes.
Pour aller plus loin
