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Machine-gun sun’ could bring auroras to more than a dozen states July 4th weekend

by Thomas Caron
Le phénomène du "soleil mitrailleuse"

Le soleil a déclenché une série rapide de dix éruptions solaires de classe M en 24 heures, envoyant plusieurs éjections de masse coronale vers la Terre. Selon la NOAA et la NASA, ce phénomène pourrait provoquer des tempêtes géomagnétiques modérées (G2) et rendre les aurores boréales visibles dans plusieurs États américains ce week-end du 4 juillet.

Le phénomène du “soleil mitrailleuse”

L’activité solaire a franchi un palier d’intensité inhabituel ces derniers jours. Le soleil a libéré dix éruptions de classe M en l’espace de 24 heures, un barrage accompagné de multiples éjections de masse coronale (CME). Ces nuages de plasma magnétisé et de radiations solaires sont projetés dans l’espace lorsque les champs magnétiques de l’étoile se rompent.

“Soleil mitrailleuse !

Tamitha Skov, physicienne de l’espace à l’université de Millersville en Pennsylvanie, via Live Science
L’arrivée de ces tempêtes s’est avérée complexe à modéliser pour les agences spatiales. Tamitha Skov a précisé que les prévisions des modèles de la NOAA et de la NASA ne montrent pas encore toutes les tempêtes (il est difficile de suivre les lancements de tempêtes en rafale !), tout en indiquant que la première devait frapper avant midi le 3 juillet UTC. Ce flux constant de particules crée des perturbations dans le champ magnétique terrestre, connues sous le nom de tempêtes géomagnétiques. Selon Space.com, l’impact final dépendra de l’orientation magnétique des CME : si elles s’alignent favorablement avec le champ terrestre, l’énergie transférée sera plus importante, intensifiant la luminosité des aurores.

Zones de visibilité et prévisions de la NOAA

Zones de visibilité et prévisions de la NOAA
Photo: Yahoo
Le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) prévoit des conditions de tempête géomagnétique modérée (G2). Toutefois, selon les interactions magnétiques, ce niveau pourrait grimper à une intensité forte (G3). L’indice Kp, qui mesure l’agitation du champ magnétique, est prévu à 5 pour jeudi et vendredi, d’après FOX Weather. Cette valeur suggère que les lumières du nord pourraient descendre plus au sud que d’habitude.
  • États avec les meilleures chances (G3) : Washington, Idaho, Montana, Wyoming, Dakota du Nord, Dakota du Sud, Minnesota, Wisconsin, Michigan, New York et Maine.
  • États potentiellement touchés : Oregon, Nebraska, Iowa, Illinois, Indiana, Ohio, Pennsylvanie, Massachusetts, Connecticut, Rhode Island, Vermont et New Hampshire.
Pour les observateurs en Europe, le Met Office du Royaume-Uni surveille la situation. L’agence avertit toutefois que toute aurore risque d’être limitée aux parties nord du Royaume-Uni et aux latitudes similaires. Le créneau d’observation optimal se situe entre 22h00 et 02h00. Les experts recommandent de s’éloigner des sources de lumière artificielle et de viser l’horizon nord.

Perturbations radio et instabilité magnétique

Perturbations radio et instabilité magnétique
Photo: Space
L’impact ne se limite pas au spectacle visuel. Une éruption solaire majeure survenue mardi a libéré un burst de rayons X qui a atteint la Terre en huit minutes. Cet événement a déclenché des coupures radio fortes (R3) sur la face éclairée de la planète, perturbant les communications radio haute fréquence en Amérique du Nord. Le risque persiste en raison de la structure actuelle des taches solaires. Deux taches géantes présentent des champs magnétiques dits beta-gamma-delta, la configuration la plus instable et complexe. Cette instabilité augmente la probabilité de lancements de flares de classe X, les plus puissants. La précision temporelle reste toutefois un défi. Yahoo rapporte que la NOAA note une certaine incertitude sur le timing. Si l’activité culmine pendant les heures de plein jour, les aurores resteront invisibles malgré l’intensité de la tempête.

Le cycle solaire et la “zone de combat”

Cette hyperactivité s’inscrit dans un cycle plus large. Le soleil a atteint son maximum solaire en 2024, le pic de production de taches solaires qui survient tous les 11 ans. Depuis ce sommet, l’étoile est entrée dans une phase appelée la “zone de combat”. Cette phase, encore peu étudiée, se caractérise par des instabilités liées au basculement du champ magnétique solaire. Ce processus accentue la création de trous solaires et de taches solaires massives et emmêlées, multipliant ainsi les tempêtes géomagnétiques. Bien que les tempêtes actuelles soient classées G2 ou G3, les scientifiques gardent en mémoire des événements extrêmes comme l’événement Carrington de 1859. Ce super-orage avait libéré l’énergie équivalente à 10 milliards de bombes atomiques d’une mégatonne, illustrant le potentiel destructeur maximal d’une éruption solaire sur les infrastructures technologiques modernes.

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Le cycle solaire et la "zone de combat"
Photo: FOX Weather

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