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Maison en héritage, les règles de succession changent | Dans ce cas il faut le restituer : vous ne pouvez rien faire

Publié le 2025-12-01 21:38:00. Les règles concernant les héritages et les donations immobilières en Italie sont sur le point de changer radicalement, offrant une plus grande sécurité aux acheteurs et réduisant le risque de devoir restituer un bien…

Maison en héritage, les règles de succession changent | Dans ce cas il faut le restituer : vous ne pouvez rien faire

Publié le 2025-12-01 21:38:00. Les règles concernant les héritages et les donations immobilières en Italie sont sur le point de changer radicalement, offrant une plus grande sécurité aux acheteurs et réduisant le risque de devoir restituer un bien hérité des années après l’acquisition.

  • La réforme, prévue pour 2025, privilégie désormais une compensation financière aux héritiers lésés plutôt que la restitution physique du bien.
  • Les acheteurs de biens donnés seront généralement protégés, à l’exception d’un cas spécifique de donations successives.
  • Plus de 200 000 propriétés en Italie étaient jusqu’à présent bloquées par la crainte de contestations successorales.

Longtemps, l’acquisition d’une maison par donation ou héritage en Italie a été source d’inquiétude. La crainte d’une contestation ultérieure par un héritier estimant ses droits bafoués pouvait planer pendant des années, voire des décennies. Cette incertitude a freiné les transactions immobilières, découragé les banques d’accorder des prêts et bloqué des fortunes immobilières. La réforme des successions et des donations, intégrée au projet de loi dit de Simplifications, promet de mettre fin à ce cauchemar.

Jusqu’à présent, le droit italien protège certains héritiers – conjoint, enfants, et à défaut, parents – en leur garantissant une part minimale de l’héritage, la légitime (la portion minimale d’héritage réservée par la loi). Si un donataire dépassait cette limite, les héritiers « légitimes » pouvaient engager une procédure judiciaire pour obtenir la restitution du bien, même s’il avait été vendu à un tiers. Cette possibilité de action en restitution, bien que soumise à des délais, créait une instabilité juridique considérable.

La nouvelle réforme, qui devrait entrer en vigueur en 2025, change la donne. Elle déplace le centre de gravité de la protection des héritiers vers une compensation financière. L’héritier lésé ne pourra plus réclamer directement le bien au tiers acheteur, mais devra se tourner vers le donataire pour obtenir une indemnisation. Ainsi, l’acheteur, s’il a respecté certaines conditions, est désormais protégé contre toute revendication rétroactive.

Cependant, il existe une exception notable : le cas des donations successives. Si le défunt a fait don du bien à une première personne, qui l’a ensuite donné à une seconde, et qu’un préjudice légitime est constaté, les héritiers devront d’abord se retourner vers le donataire originel. Mais si celui-ci est insolvable, la loi autorise les héritiers à exiger la restitution du bien au second donataire. Dans ce cas précis, la restitution forcée demeure une possibilité.

Cette évolution est de nature à débloquer un marché immobilier grippé par la peur. Chaque année, plus de 200 000 propriétés en Italie sont affectées par ce risque de contestation successorale. La réforme vise à rassurer les acheteurs, à encourager les banques à accorder des prêts hypothécaires et à fluidifier les transactions immobilières.

Pour ceux qui envisagent d’acheter ou de recevoir une maison donnée, il reste crucial de faire preuve de vigilance. Le rôle du notaire demeure essentiel pour reconstituer l’historique du bien, identifier d’éventuelles donations multiples et évaluer les risques résiduels. Dans un système où la protection des héritiers passe désormais principalement par une compensation financière, l’attention se porte sur les relations familiales et la solvabilité du donataire.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.