Une œuvre de Gustav Klimt, « Portrait d’Elisabeth Lederer » (1914-1916), s’est adjugée un prix record lors d’une vente aux enchères, témoignant d’un marché de l’art en pleine mutation. Cette transaction intervient dans un contexte de fortes disparités observées en 2025, entre un début d’année morose et une reprise inattendue.
L’année 2025 s’annonce paradoxale pour le marché de l’art, selon Thomas Seydoux, conseiller en art moderne. Il la décrit comme « bicéphale », soulignant un contraste marqué entre les tendances observées au premier et au second semestre. Après trois années de ventes en baisse, le début de l’année était marqué par un pessimisme généralisé, exacerbé par les incertitudes économiques et géopolitiques.
Les résultats des ventes aux enchères avaient chuté de 8,8 % en 2024, selon un rapport publié par Artnet l’été dernier. Cette situation a eu des répercussions directes sur les galeries d’art, avec au moins 14 fermetures enregistrées au cours de l’année 2025. Un baromètre du Comité professionnel des galeries d’art, publié en juillet, révélait que 85 % des galeries françaises exprimaient des inquiétudes quant à leur avenir.
Même les acteurs majeurs du secteur ont été contraints de revoir leurs ambitions à la baisse. La galerie Pace, par exemple, a fermé son antenne de Hong Kong. Lors de la foire Art Basel en juin, de nombreux exposants ont omis de mentionner que la majorité de leurs ventes avaient été conclues avant l’ouverture au public, tandis que d’autres affichaient ouvertement leur manque de succès.
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