Il y a quarante-cinq ans, le mariage du prince Charles et de Lady Diana Spencer à la cathédrale Saint-Paul de Londres captivait des centaines de millions de spectateurs à travers le monde. Derrière la fastueuse cérémonie du 29 juillet 1981, de récentes révélations et archives éclairent les coulisses intimes de cet événement historique.
Les coulisses somptueuses d’un mariage royal historique
Au petit matin du 29 juillet 1981, près de 600 000 personnes s’étaient massées dans les rues de Londres pour apercevoir le prince Charles et sa fiancée, Lady Diana Spencer, se dirigeant vers la cathédrale Saint-Paul, selon les détails rapportés par le magazine Us. Vêtu de son uniforme de commandant de la Royal Navy, le futur roi, alors âgé de 32 ans, était arrivé le premier à bord d’un carrosse hippomobile escorté par la cavalerie de la maison royale. Peu après, la jeune Diana, âgée de 20 ans, en sortait à son tour pour s’avancer sous les acclamations de la foule.
À l’intérieur de l’édifice, 3 500 invités — parmi lesquels la reine Élisabeth II et la première dame américaine Nancy Reagan — ont assisté à l’échange des consentements. À l’échelle planétaire, environ 750 millions de téléspectateurs ont suivi la retransmission.
Grant Harrold, l’ancien majordome du prince Charles, a décrit le décor comme « une scène sortie d’un film ».
Grant Harrold, ancien majordome du prince Charles
La création de la robe de mariée et les confidences de l’atelier
La robe de mariée, dotée d’une traîne de 25 pieds et confectionnée en taffeta de soie et dentelle ancienne, a nécessité l’ajout de 10 000 sequins en nacre. Selon Elizabeth Emanuel, qui a créé la tenue aux côtés de son époux d’alors David Emanuel, la princesse affichait un enthousiasme remarquable au matin de ses noces.

Elizabeth Emanuel a déclaré que l’ambiance était bonne, que tout le monde était réuni, et que l’événement était merveilleux.
Elizabeth Emanuel, créatrice de la robe de mariée
Pour respecter la tradition du « quelque chose de bleu », la couturière avait cousu un petit ruban bleu à l’arrière de la jupe, ainsi qu’un fer à cheval en or miniature glissé comme « quelque chose de neuf », une attention exclusive créée spécialement pour Diana. Malgré la frénésie médiatique entourant le secret de la robe, la jeune femme s’est montrée particulièrement facile à vivre lors des essayages prolongés, échangeant naturellement avec les couturières, d’après les souvenirs de la maison de couture.
Entre fastes officiels et fissures intimes
Derrière l’image idyllique du couple saluant la foule depuis le balcon de Buckingham Palace — où ils ont offert un baiser improvisé avec l’accord de la reine, créant ainsi une tradition iconique —, la réalité de la lune de miel s’est révélée plus complexe.
Du mariage au divorce prononcé en 1996
Après des années de tensions documentées et des séparations officiellement reconnues, le mariage a pris fin sur le plan juridique. Le 9 décembre 1992, le Premier ministre John Major avait annoncé devant le Parlement la décision de séparation prise par le couple, précisant qu’aucun divorce n’était alors prévu. Cependant, à la suite d’interviews télévisées explosives de part et d’autre et de la lettre adressée fin 1995 par la reine Élisabeth II conseillant une rupture rapide, la situation a évolué.
Le 29 février 1996, Diana a confirmé son accord pour dissoudre les liens du mariage. Comme l’a rappelé le magazine Town & Country, le divorce a été officiellement prononcé le 28 août 1996, permettant à la princesse de conserver ses appartements au palais de Kensington ainsi que son titre de Diana, princesse de Galles, tout en partageant la garde de ses enfants, le prince William et le prince Harry.