Publié le 22 novembre 2023 à 14h30. La députée républicaine Marjorie Taylor Greene a annoncé son départ du Congrès en janvier 2026, marquant une rupture définitive avec Donald Trump après des mois de divergences croissantes et des attaques personnelles virulentes.
- Marjorie Taylor Greene démissionnera de son mandat de députée en janvier 2026.
- Cette décision fait suite à des désaccords publics avec Donald Trump, notamment sur les dossiers liés à Jeffrey Epstein et la politique étrangère.
- La députée critique le fonctionnement du Congrès et le manque de loyauté réciproque au sein du parti républicain.
L’annonce de la démission de Marjorie Taylor Greene intervient après une escalade des tensions avec l’ancien président Donald Trump. Ce dernier l’avait publiquement qualifiée de « folle hurlante » et de « traître » la semaine dernière, retirant son soutien politique après un long message critiquant sa position sur diverses questions.
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, la députée de Géorgie a exprimé sa déception face à la politique de Washington et au manque de considération dont elle estime avoir été victime. Elle a déclaré :
« J’ai toujours été méprisée à Washington, DC, et je n’ai jamais eu ma place. »
Les divergences entre Greene et Trump se sont accentuées ces derniers mois, notamment concernant les dossiers liés à Jeffrey Epstein. La députée avait critiqué la position de l’ancien président sur cette affaire, ainsi que sa politique étrangère et ses propositions en matière de santé. Elle a souligné sa loyauté passée envers Trump, tout en regrettant qu’il n’ait pas fait preuve de la même loyauté en retour.
Greene a également dénoncé ce qu’elle considère comme un dysfonctionnement du Congrès et un manque de volonté de traiter des questions importantes. Elle a énuméré plusieurs initiatives qu’elle avait proposées, mais qui, selon elle, ont été bloquées par la machine partisane. Elle a notamment cité un nouveau recensement, la reconnaissance de l’anglais comme langue officielle du pays, la suppression des taxes sur les ventes de logements et la réforme des visas H1B.
La députée a également critiqué le bipartisme et ce qu’elle appelle la « MAGA Corporation », estimant que les intérêts des Américains ordinaires sont sacrifiés au profit des élites politiques et économiques. Elle a affirmé :
« Si je suis mis de côté par MAGA Corporation et remplacé par les néoconservateurs, les grandes sociétés pharmaceutiques et technologiques, le complexe militaro-industriel, les dirigeants étrangers et les élites donateurs qui n’ont rien à voir avec les vrais Américains, alors les citoyens ordinaires auront également été mis de côté. »
Dans sa déclaration, elle a également exprimé une vision pessimiste de l’avenir politique du pays, estimant que les deux partis sont responsables de sa détérioration. Elle a conclu en affirmant qu’elle retournerait à une vie plus personnelle et qu’elle chercherait de nouvelles voies pour s’engager.
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