Publié le 14 janvier 2026 17h17. La jeune réalisatrice égyptienne Maryam Al-Bagouri revient sur les coulisses du succès inattendu de sa première série, « Med Term », et dévoile les secrets d’une équipe soudée et d’une production harmonieuse.
- Maryam Al-Bagouri attribue le succès de « Med Term » à une « générosité divine » et à l’esprit d’équipe exceptionnel qui a régné sur le tournage.
- Elle souligne l’importance du soutien du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de United Media Services pour donner leur chance à une nouvelle génération de talents.
- La réalisatrice révèle que son père, le célèbre réalisateur Hadi Al-Bagouri, l’a encouragée à tracer sa propre voie et à bâtir son succès de manière indépendante.
Le succès fulgurant de la série « Med Term » a surpris plus d’une personne, y compris sa propre réalisatrice. Maryam Al-Bagouri a expliqué dans l’émission « The Women Don’t Know They Lied » de la CBC que ce triomphe est d’abord le fruit d’une chance inespérée. Elle a déclaré :
« C’est avant tout une générosité de Dieu, puis le résultat d’un rare cas d’amour qui a soudé l’équipe de travail. »
Maryam Al-Bagouri, réalisatrice
L’ambiance sur le plateau de tournage était particulièrement sereine, à l’opposé des tensions et des conflits souvent associés aux productions audiovisuelles. Al-Bagouri décrit une atmosphère « douce comme la cannelle », où la collaboration et le soutien mutuel étaient la règle. Elle insiste sur l’importance de l’authenticité :
« Ce qui vient du cœur atteint le cœur. »
Maryam Al-Bagouri, réalisatrice
Initialement inquiète face à l’ampleur du projet – trente épisodes – Maryam Al-Bagouri a pris une décision importante. Elle a raconté avoir pratiqué la prière d’Istikhara (prière de consultation) et avoir ressenti une forte conviction quant à la pertinence de l’histoire et à la qualité des personnes qui l’entouraient. Elle a ainsi pu aborder le projet avec confiance et détermination.
La réalisatrice a tenu à remercier le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et la United Media Services Company, et plus particulièrement le journaliste Ahmed Fayek et l’écrivain Abdullah Ghaloush, pour leur soutien à l’idée de confier le projet à une équipe entièrement composée de jeunes talents, devant et derrière la caméra. L’objectif était de présenter cette nouvelle génération de manière « digne » et réaliste, loin des clichés et de la superficialité souvent observés dans les œuvres audiovisuelles.
Maryam Al-Bagouri a souligné la nécessité d’offrir à cette génération brillante un cadre structuré et stimulant. Des séances de travail approfondies ont été organisées à l’Université du Caire avec des professeurs expérimentés afin de garantir la rigueur scientifique et psychologique du scénario.
L’idée de base de la série, qui comprenait les thèmes de « Saif Space », « Dr Freud » et « Tia », est née de l’imagination de Maryam Al-Bagouri. Elle a ensuite présenté son concept aux responsables du projet, qui ont immédiatement été enthousiastes. Cependant, ils ont souhaité faire appel à un scénariste professionnel pour développer le scénario.
C’est à ce moment-là que le réalisateur Hadi Al-Bagouri, son père, a joué un rôle crucial. Maryam a révélé une déclaration marquante de son père, dans laquelle il lui conseillait de ne pas chercher à profiter de sa notoriété pour obtenir des opportunités, mais de « faire sa propre voie » et de construire son propre succès. Il lui a également recommandé l’écrivain Muhammad Sadiq, convaincu par le potentiel du projet, pour l’aider à transformer l’idée en un « scénario et des dialogues » aboutis. L’atelier « Barah » a joué un rôle déterminant dans la réussite du projet.
